Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Dijon : le squat XXL évacué par la police

mercredi 11 juillet 2018 à 9:27 Par Arnaud Racapé et Philippe Renaud, France Bleu Bourgogne

L'information est tombée tôt mercredi matin. Comme les associations le craignaient depuis des semaines, la préfecture a ordonné l'évacuation de l'ancien hôtel-restaurant "Le XXL", à Dijon, en face des Tanneries. Près de 80 migrants y avaient élu domicile selon les associations.

Les CRS ont procédé à l'évacuation du squat ce mercredi matin
Les CRS ont procédé à l'évacuation du squat ce mercredi matin © Radio France - Philippe Renaud

Les associations de défense des demandeurs d'asile ne comprennent pas : des négociations étaient en cours, selon eux, pour le rachat des locaux, où vivaient jusqu'à ce mercredi matin plusieurs dizaines de migrants, essentiellement originaires de la Corne de l'Afrique. Depuis le mois de mai, les alertes se succédaient, et les craintes d'une évacuation se faisaient chaque jour plus pressantes.  

Présente sur place, Anissa, membre du collectif 21 Asile Migrants est amère : "J'ai parlé avec la chef de cabinet du préfet Madame Jouan et le chef de la police, ils me disent que c'est le propriétaire qui a demandé l'expulsion, ce que je ne comprends pas. Le collectif était en négociations avec lui pour l'acquisition du bâtiment, qui était dans un état d'occupation correct. On voulait permettre aux demandeurs d'asile d'y habiter de façon régulière, mettre en place un système d'habitation pour eux, qui ne sont malheureusement pas pris en charge par l'Etat. Surtout les jeunes hommes célibataires se retrouvent souvent à la rue."

Evacués vers la caserne Vaillant, en attendant une solution d'hébergement

Les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation des lieux, situés face aux Tanneries à Dijon, à la frontière avec la commune de Chenôve. Pour les réfugiés qui sont en règle, ils ont pu monter dans un bus direction la caserne Vaillant, au nord de Dijon, en attendant une éventuelle solution d'hébergement. D'autres ont refusé, et sont à l'heure qu'il est sans solution. 

Anissa résume : "Il y avait des réfugiés statutaires, qui ont obtenu le statut, mais qui depuis un an ou un an et demi, n'ont pas été pris en charge. Ces personnes ont été emmenées de leur plein gré sur la caserne Vaillant, pour étudier la possibilité d'un hébergement, qu'on espère pérenne pour certains, et pour d'autres ce sera une chambre d'hôtel, en attendant. Pour les autres, ils n'ont pas voulu partir, ils me disent qu'ils ne font pas confiance, et puis ils ne veulent pas être dispatchés sur le département." 

Certains migrants ont refusé de monter dans les bus affrétés par la Préfecture - Radio France
Certains migrants ont refusé de monter dans les bus affrétés par la Préfecture © Radio France - Philippe Renaud

Selon le communiqué de la Préfecture, cette évacuation, "le propriétaire de l’immeuble a saisi le tribunal de grande instance de Dijon qui a ordonné le 27 novembre 2017 aux occupants de quitter les lieux." 

Les personnes en situation irrégulière devront quitter le territoire

D'après les chiffres de la préfecture, l'identité de 63 personnes a été contrôlée : "il a été proposé à ceux en situation régulière de se rendre au guichet mutualisé de la préfecture afin que leur situation administrative soit étudiée et que, le cas échéant, une offre d’hébergement leur soit faite très rapidement.  S'agissant des personnes en situation irrégulière, dont la situation ne pourra pas être régularisée, elles devront quitter le territoire."