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Société

Dijon Métropole signe un contrat avec l’État pour mieux intégrer les réfugiés

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Par , France Bleu Bourgogne

Accueillir les réfugiés, c'est une chose, faciliter leur intégration en est une autre. Pour améliorer la situation, Dijon Métropole a signé hier avec l'État un contrat territorial d'accueil et d'intégration, doté de 300.000 euros par an pendant deux ans. Un appel à projets va être lancé.

De gauche à droite, le préfet Bernard Schmeltz, le délégué interministériel chargé de l'accueil et de l'intégration des réfugiés Alain Regnier, et Françoise Tenenbaum, conseillère communautaire à Dijon métropole
De gauche à droite, le préfet Bernard Schmeltz, le délégué interministériel chargé de l'accueil et de l'intégration des réfugiés Alain Regnier, et Françoise Tenenbaum, conseillère communautaire à Dijon métropole © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Chaque année, 300 personnes se voient accorder en Côte-d'Or le statut de réfugié. Pour une période renouvelable de 10 ans, il leur donne le droit de travailler, et de vivre pleinement en France. Le problème, c'est que souvent ces réfugiés ne se mélangent pas à la population, et n’accèdent pas à tout ce à quoi ils auraient droit, comme le constate Françoise Tenenbaum, conseillère communautaire pour les questions relatives aux solidarités et à la santé : _« ils restent beaucoup entre eux, et on se rend compte qu’_une dizaine d’années plus tard, ils ne vont pas au centre social ou à la structure de quartier, pour participer aux activités. Simplement parce qu’ils ne les connaissent pas, ou ils n’osent pas. Donc il faut les aider à ouvrir les portes». Pour y parvenir, un appel à projets va être lancé auprès des partenaires associatifs de Dijon Métropole.

Accéder pleinement à la citoyenneté

Nicolas Nibourel est directeur départemental délégué à la cohésion sociale. Il attend beaucoup de ce contrat qui apportera des actions complémentaires au dispositif existant : « _ça va nous permettre d’avoir des leviers que nous n’avions pas_, notamment pour leur permettre d’accéder pleinement à la citoyenneté, c’est-à-dire à la culture, au sport, au social, à la mobilité, et à la santé ». Il reste beaucoup de travail à accomplir. Alain Régnier, le délégué interministériel chargé de l'accueil et de l'intégration des réfugiés, évoque le sport, idéal pour faire se rencontrer les diverses populations, mais que les réfugiés pratiquent trop souvent entre eux. Parfois aussi parce qu’il n’existe pas assez localement d’infrastructures pour la pratique du sport le plus populaire dans leur pays d’origine.

Encore des difficultés pour ouvrir un compte en banque

Le délégué interministériel veut également lever certains freins à l’intégration comme celui de l'ouverture d'un compte bancaire : « quand on trouve un contrat de travail, pour être payé, il faut un RIB. Depuis Jean-Louis Borloo, il y a un droit au compte. Mais la personne qui est derrière le guichet peut encore vous dire non, c’est le cas malheureusement encore de temps en temps ». Alain Régnier souhaite donc que des rencontres soient organisées à la Banque de France, présente dans chaque département, pour faire de l’information sur le statut de réfugié, et les droits qui y sont attachés.

Il pense que la meilleure réponse est au niveau local. C’est pourquoi il va signer cette année 10 contrats territoriaux avec des métropoles. Dijon Métropole étant la première à signer ce contrat d'accueil et d'intégration, doté de 300.000 euros par an pendant deux ans. Avec aussi à la clé l'espoir de changer le regard de nos concitoyens sur les réfugiés,  une fois que ceux-ci auront pris toute leur place dans notre société.