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Société

A Dijon, plus de 400 manifestants réclament la fin de l'état d'urgence

samedi 30 janvier 2016 à 19:34 Par Marion Bastit, France Bleu Bourgogne

Ce samedi après-midi à Dijon, la manifestation contre l'état d'urgence a rassemblé plus de 400 personnes à Dijon, à l'appel du collectif "Nous ne céderons pas", qui rassemble des associations et des syndicats. François Hollande veut prolonger l'état d'urgence jusqu'au 26 mai.

Plus de 400 personnes ont défilé contre l'état d'urgence à Dijon.
Plus de 400 personnes ont défilé contre l'état d'urgence à Dijon. © Radio France - Marion Bastit

Dijon, France

Plus de 400 personnes ont défilé contre l'état d'urgence ce samedi après-midi à Dijon, à l'appel du collectif "Nous ne céderons pas", qui rassemble une quinzaine d'associations et de syndicats en Côte-d'Or. Parmi eux, la Ligue des droits de l'Homme, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), les syndicats CGT, FSU et Solidaires. Partis de la place de la libération vers 14 h 30, les manifestants ont dû renoncer à emprunter la rue de la liberté, bloquée par deux fourgons de police. Ils ont tout de même marché, jusqu'à la préfecture, où une délégation a été brièvement reçue.

Roland dénonce la répression contre les militants écologistes. - Radio France
Roland dénonce la répression contre les militants écologistes. © Radio France - Marion Bastit

Les manifestants réclament la fin de l'état d'urgence, en vigueur dans toute la France depuis les attentats du 13 novembre à Paris. Devant la préfecture, un slogan résonne pendant plusieurs minutes : « État d'urgence, état policier. On ne nous enlèvera pas le droit de manifester. » La preuve, ils sont plus de 400 à avoir bravé la pluie et le vent glacial pour se rassembler. Le plus grave pour Monique, c'est que l'exécutif prenne le pas sur la justice. « Que l'on puisse arrêter des personnes sans qu'ils puissent se justifier, sans que l'autorité judiciaire donne son autorisation, comme ça s'est passé pour les écologistes qui ont été arrêtés au moment de la Cop21, qui n'étaient pas des terroristes. »

Instrumentalisation de l'état d'urgence

Pour Roland, c'est justement ça le véritable but de l'état d'urgence. « On voit très bien que c'est instrumentalisé par le pouvoir pour provoquer une répression des gens qui les dérangent : les écolos, les antinucléaires, les altermondialistes, tout ça. » C'est ce que dénonce Philippe, du collectif Alternatiba, dont la marche pour le climat, en marge de la Cop21, avait été interdite à Dijon. « C'est une atteinte au droit d'expression, déplore-t-il, sur des manifestations très encadrées, très préparées. Ça veut dire que sous couvert d'une urgence, on ne pourra plus manifester même pour des causes environnementales. »

Sous la pluie, la manifestation s'est terminée devant la préfecture. - Radio France
Sous la pluie, la manifestation s'est terminée devant la préfecture. © Radio France - Marion Bastit

Et c'est pour ça qu'il faut descendre dans la rue, estime Hassan. « Aujourd'hui, on veut grignoter sur nos propres libertés, dénonce -t-il. Il faut être vigilant là-dessus. Aujourd'hui, manifester c'est une façon d'être vigilant et d'interpeller. » François Hollande veut prolonger l'état d'urgence de trois mois supplémentaires, jusqu'au 26 mai. Le projet de loi sera examiné mercredi 3 février en conseil des ministres. Il devra être voté par les parlementaires avant de pouvoir rentrer en vigueur.