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A Dijon, près de 700 personnes sont venues rendre un dernier hommage à Fabian Stech, tué au Bataclan

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Par , France Bleu Bourgogne
Dijon, France

Ce samedi, près de 700 personnes ont assisté aux obsèques de Fabian Stech en l'église Saint-Michel à Dijon. Âgé de 51 ans, ce professeur d'allemand au lycée des Arcades est mort le 13 novembre au Bataclan. Famille, amis, collègues et élèves sont venus de France et d'Allemagne pour lui dire adieu.

A Dijon, l'émotion était forte à la sortie des obsèques de Fabian Stech.
A Dijon, l'émotion était forte à la sortie des obsèques de Fabian Stech. © Radio France - Marion Bastit

Ce samedi après-midi à Dijon, l'église Saint-Michel était pleine à craquer pour les obsèques de Fabian Stech. Près de 700 personnes sont venues rendre un dernier hommage à ce Dijonnais, mort dans l'attentat du Bataclan le 13 novembre. Âgé de 51 ans, il enseignait l'allemand au lycée des Arcades. Il était aussi critique d'art et professeur de karaté à Dijon.

Ce samedi, sa famille, ses amis, mais aussi ses collègues et ses élèves sont venus des deux côtés du Rhin pour dire adieu à Fabian Stech. Né en Allemagne, il y a vécu trente ans avant de s'installer en France en 1994. Mais c'est à la fac, à Berlin, qu'il a rencontré Völker, son meilleur ami. Celui qui se dit « son alter ego » lui a rendu hommage dans sa langue natale. Et c'est son filleul Lucas, le fils de Fabian, qui a traduit son discours en français, la gorge serrée par l'émotion.

"J'imagine que Fabian est mort gai et dansant" Völker, son meilleur ami

« Fabian était une cocotte-minute fumante, un photographe, un artiste, un bon vivant, un journaliste, un critique d'art, un minéralogiste, un père au foyer, un dandy et un bourlingueur. Philosophe passionné, il a passé la majeure partie de sa vie à penser qu'on pouvait gagner cette bataille qu'est la vie en pensant. Sa mort fut soudaine et rapide. Nous imaginons qu'il est mort au Bataclan, gai et dansant, car comme tous les autres, il était à la recherche du bonheur. »

"Mon père est mort en ronin, libre et fier" Lucas, son fils

« Pour Völker, c'était un ami, pour moi, c'était un père, poursuit Lucas. _Si je suis ce que je suis aujourd'hui, c'est à lui que je le dois. Une grande partie de ce que je sais, c'est ce critique d'art obstiné, ce métaphysicien tranchant qui me l'a appris. Mon père était un ronin, un samouraï sans maître, et c'est en ronin qu'il est mort : libre, et fier. » Till Meyer,le directeur de la maison Rhénanie-Palatinat à Dijon, a également rendu hommage à Fabian Stech, un compatriote qui avait fait le choix, comme lui, de s'installer à Dijon. « Fabian a créé un lien entre ses actes et ses réflexions esthétiques. C'est de ce lien que provenaient sa générosité discrète et son immense humanisme. C'est ainsi que Fabian nous manquera, c'est ainsi que je m'en souviens. »_

"On pouvait rire de ses blagues, mais en allemand" Mathieu, un ancien élève

Dans l'assemblée, de nombreux élèves sont venus dire adieu à leur professeur. Pour Mathieu, les cours d'allemand de Fabian Stech, c'était il y a dix ans, mais il en garde un fort souvenir. « C'était un professeur très investi, mais aussi très complice, qui savait communiquer sa bonne humeur et motiver ses élèves. Je me rappelle notamment qu'on pouvait rire, en allemand, de ses propres blagues. » Il se souvient d'une anecdote qui l'a marqué. « Un jour où j'étais le seul, parce que les autres élèves élèves étaient partis, on est allés faire le cours au bar La Comédie, et il m'avait payé un coca, tout simplement. C'est beaucoup d'émotion. Je garde un grand souvenir de ce monsieur, qui était profondément humain. »

"Fabian était un type en or, qui aimait les gens" Stéphane, un ami karatéka

Outre l'allemand, Fabian Stech enseignait aussi le karaté. C'est comme ça que l'a connu Stéphane. « C'était mon prof de karaté, et on donnait des cours ensemble le mardi. C'était un type en or, qui donnait beaucoup pour les enfants, le cours des 5-7 ans du mardi soir, ensuite il enchaînait avec les adultes. Une vie bien remplie, un homme adorable, et un ami depuis vingt ans. » L'image qu'il garde, c'est celle d' « un homme qui aime les gens, qui est ouvert à beaucoup de passions, beaucoup de cultures. Un homme de grande classe, un dandy, toujours en colère, mais une colère constructive, qui nous remet en question. Un homme généreux, un homme beau, un homme avec un bel H. »

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