Société

A Dijon, l'opération #sansmavoiture débute samedi, retour sur l'expérience bordelaise

Par Stéphanie Perenon, France Bleu Bourgogne mardi 27 septembre 2016 à 18:27

#sansmavoiture, une expérience menée l'an passé à Bordeaux
#sansmavoiture, une expérience menée l'an passé à Bordeaux - Koolicar

Trente familles dijonnaises ont accepté de relever le défi lancé par la MAIF : deux mois sans voiture, en échange l'assureur leur propose des abonnements gratuits aux transports en commun et services d'autopartage. Retour sur l'expérience menée en 2015 à Bordeaux.

Elle ne regrette rien, bien au contraire ! Ingrid Buda, 43 ans, est une bordelaise heureuse d'avoir participé l'an passé à #sansmavoiture. Comme cinquante autres familles de Bordeaux et de Niort, elle a réussi à se passer de sa voiture pendant deux mois. "Ce serait mentir de dire que ça ne nécessite pas un organisation un peu plus en amont" précise celle qui est aussi maman de deux grands enfants de bientôt 17 et 19 ans. Dans son cas, dit-elle, c'était plus simple car ils sont autonomes et elle n'avait pas à les emmener à l'école, contrairement à d’autres parents.

Pour le reste, comme pour les courses, ça n'était pas très compliqué, car elle avait déjà l'habitude d'aller au marché à vélo, et pour tout ce qui est lourd, elle a opté pour les livraisons gratuites. Le plus dur, ça été de parer à l'urgence : "un jour l'école m'a appelé pour l'un des mes fils car il s'était blessé en cours de sports et là dans l'urgence dans la panique, je n'avais pas suffisamment anticipé et j'étais un peu perdue. Je n'avais pas pensé dans les options à appeler un taxi". A part ça, l'expérience a été très bénéfique, "ça permet vraiment de réfléchir à notre façon de se déplacer , quel que soit le transport, et de mieux comprendre comment on vit tous ensemble".

Une expérience qui facilite les liens sociaux

L'expérience menée d'octobre à fin novembre, englobe des vacances scolaires mais là encore, pas de souci, c'est en train que ses enfants ont rejoint leurs grands-parents. Les points positifs eux sont nombreux à l'écouter, en matière d'autopartage par exemple, une expérience bien plus sympathique que la location de voitures explique -t-elle, "avec des petits post -it dans la voiture que je prenais , ce qui a favorisé des rencontres avec des voisins que je n'aurais pas rencontré par ailleurs et qui ne sont pas forcément devenus des amis mais ces petites attentions sont agréables."

Côté économies, sans avoir dressé de tableaux très précis, elle le sait cette expérience lui a permis de dépenser moins, et d'ailleurs elle songe sérieusement à lâcher sa voiture. La seule chose qui la retient encore c'est qu'elle est à la recherche d'un emploi , mais dès qu'elle aura trouvé, elle le sait, elle trouvera une autre solution pour se déplacer. En attendant, elle espère qu'il y aura beaucoup de candidats à Dijon, car elle qui n'est pas une anti-voiture du tout, c'est une belle occasion de se remettre en question et de voir qu'il y a toujours des solutions ! Samedi 1er octobre ce sont 30 familles dijonnaises qui vont remettre leurs clés de voiture, pour se lancer dans le défi #sansmavoiture jusqu'à fin novembre.

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