Société

A Dijon, Tony et Hanoï, sa chienne-guide d'aveugle, sont inséparables

Par Marion Bastit, France Bleu Bourgogne et France Bleu samedi 26 septembre 2015 à 10:13

Il a fallu deux ans de formation pour qu'Hanoï soit prête à accompagner Tony.
Il a fallu deux ans de formation pour qu'Hanoï soit prête à accompagner Tony.

L'association des chiens-guides d'aveugles de Lyon et du Centre-Est ouvre ses portes ce dimanche dans l'Ain. Chaque année, elle forme 200 chiens. Hanoï en fait partie. Ca fait près d'un an que cette chienne labrador accompagne Tony Miana, son maître, dans son quotidien dijonnais.

Vous les croisez parfois dans la rue, reconnaissables entre mille grâce à leur harnais spécial : les chiens-guides d'aveugles. En Bourgogne, c’est l'association des chiens guides d'aveugles de Lyon et du Centre-Est qui les forme.

C’est grâce à cette association que Tony Miana, un Dijonnais de 41 ans, a pu avoir un chien. Aveugle depuis l'âge de 3 ans, ça fait près d'un an qu'il a pris possession d'Hanoï, une chienne labrador.

Aujourd’hui, Hanoï obéit au doigt et à l’œil. Il aura fallu deux ans de formation pour en arriver là. Une fois le chien confié à son maître aveugle, l’association assure un suivi du binôme.

Engager la conversation

« Dans un premier temps, elle vient pendant une semaine pour ‘’dégrossir’’ le binôme, apprendre au chien les trajets qu’on va emprunter régulièrement, explique Tony Miana. Deux mois plus tard, elle revient voir si le binôme fonctionne. »

En 20 ans, Tony Miana aura eu cinq chiens-guides à ses côtés pour l'aider à sécuriser ses parcours quotidiens, mais aussi à dialoguer avec les passants. « Les personnes que nous croisons dans la rue viennent plus facilement vers nous. Le chien forme une sorte de passerelle entre eux et nous. »

Une relation très forte

Mais un jour, Tony devra se séparer de Hanoï, comme il a dû le faire avec les autres chiens. Devenant vieux, ils ont pris une retraite bien méritée dans leur famille d'accueil des tout débuts.

« C’est vraiment le déchirement suprême, puisqu’on vit avec lui 24 heures sur 24, sept jours sur sept, raconte-t-il avec émotion. Et d’un coup on lui dit ‘’ben écoute le chien, excuse-moi, mais là t’as fait ton travail, et puis voilà’’. »

Grâce aux dons, l’association forme 200 chiens-guides chaque année. Et ce dimanche, elle organise des portes ouvertes dans ses locaux de Misérieux dans l’Ain.