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Société

Dijon : 80 migrants s'installent dans un immeuble abandonné, aucune évacuation n'est encore prononcée

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

Le 41 avenue de Stalingrad, un bâtiment qui appartient à priori à l'Etat a été investi par le Collectif de soutien aux exilés de Dijon. Une grande partie des 80 réfugiés évacués un mois plus tôt du XXL y sont relogés. Ce dimanche matin, les services de police constataient cette nouvelle occupation.

Nouvel immeuble investi à Dijon par collectif de soutien aux personnes exilées
Nouvel immeuble investi à Dijon par collectif de soutien aux personnes exilées © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

80 demandeurs d'asile se sont installés jeudi dans un nouveau lieu d'hébergement. Un site abandonné qui appartiendrait à l'Etat, 41 avenue de Stalingrad à Dijon. Ces personnes, principalement des hommes âgés de 15 ans à 50 ans, originaires de la Corne d'Afrique avaient été expulsés le 11 juillet dernier de l'hôtel XXL, après deux ans d'occupation. Depuis, ils campaient aux Tanneries.

La police a effectué un constat ce dimanche 19 août matin et entamé une procédure en avisant le parquet et la préfecture de l'occupation des lieux. Pour l'instant, aucune évacuation n'est prononcée, les voisins eux, se montrent tant hostiles qu'accueillants. Un rassemblement débute ce lundi matin 20 août à 6h pour soutenir la démarche.

Un bâtiment dont l'Etat serait propriétaire

Selon les informations du Collectif de soutien aux personnes exilées de Dijon, le bâtiment appartiendrait à l'Etat, il était occupait plus particulièrement par l'Armée de l'Air.

Des hommes jouent au football aux pieds du 41 avenue de Stalingrad à Dijon - Radio France
Des hommes jouent au football aux pieds du 41 avenue de Stalingrad à Dijon © Radio France - Sophie Allemand

L'objectif du Collectif de soutien aux personnes exilées de Dijon est d'ouvrir une procédure légale auprès de l'Etat, propriétaire des lieux. Ce bâtiment est tout à fait apte à accueillir les 80 expulsés de l'hôtel XXL, selon Benjamin, membre du collectif de soutien aux exilés à Dijon : "il y a 16 appartements en bon état. On souhaite qu'il y ait une forme de pérennisation en lien avec les services de l'Etat : un bail d'occupation précaire par exemple."

"Aujourd'hui on peut dire qu'il y a une solution pour héberger 80 personnes qui sinon... seraient à la rue" - Benjamin

L'objectif, si l'occupation peut continuer est d'y installer des distributions alimentaires, cours de français et visites médicales, ainsi que d'accompagner ces personnes dans leurs démarches administratives de demande d'asile.

Benjamin, membre du collectif des personnes exilées (au milieu) reste présent sur le site afin d'officialiser l'occupation - Radio France
Benjamin, membre du collectif des personnes exilées (au milieu) reste présent sur le site afin d'officialiser l'occupation © Radio France - Sophie Allemand

Après l'évacuation du XXL en juillet, les habitants et membres du collectif ne sont pas sereins 

L'évacuation des lieux peut encore être prononcée. "Ils ne nous ont pas dit qu'il n'y aurait pas d'intervention, ils ne nous ont pas dit non plus qu'il y en aurait une. On est vraiment dans l'expectative," explique Benjamin après le constat des forces de l'ordre.

Mais que sont devenus les habitants du XXL suite à l'expulsion: l'avis de Benjamin, membre du collectif

"Là on espère pouvoir rester toujours là, comme vous voyez il y a beaucoup de monde... Tout le monde n'as pas d'endroit pour dormir, il faut une place pour ces gens," explique Hassan, d'origine tchadienne, arrivé à Dijon il y a deux ans et demi. 

Des banderoles sont affichées aux fenêtres, la discrétion du squat n'est plus de mise - Radio France
Des banderoles sont affichées aux fenêtres, la discrétion du squat n'est plus de mise © Radio France - Sophie Allemand

Ce mardi 21 à 19h, si la police n'est pas intervenue, les voisins et toutes personnes solidaires au projet sont invités à partager un buffet au 41 avenue de Stalingrad, avec les migrants et les membres du collectif.   

Reportage au 41 avenue de Stalingrad à Dijon, jour de l'officialisation du squat

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