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Société

Disparition du Nossy Be à la Baule : son patron, Stéphane Malhaire, se confie à France Bleu

mardi 24 octobre 2017 à 4:49 Par Thomas Schonheere, France Bleu Loire Océan

Le Nossy Be, restaurant emblématique de la Baule, fait partie des trois établissements qui n'ont pas été retenus par Veolia, le nouveau concessionnaire de la plage. Son gérant accuse le coup et veut voir le dossier du concurrent qui a remporté son lot.

Stéphane Malhaire, le gérant du Nossy Be, n'a reçu aucune explication de Veolia
Stéphane Malhaire, le gérant du Nossy Be, n'a reçu aucune explication de Veolia © Radio France - Thomas Schonheere

La Baule-Escoublac, France

La nouvelle, quand elle est tombée jeudi dernier, lui a fait l'effet d'une bombe. "Ça a été un choc, une surprise totale, je ne m'y attendais pas du tout", raconte Stéphane Malhaire, le patron du Nossy Be. Son restaurant, comme le Papagayo et le Calmos, est amené à disparaître, son projet n'ayant pas été retenu par Veolia, le nouveau concessionnaire de la plage de la Baule (Loire-Atlantique).

"J'aimerais bien qu'on m'explique"

Le Nossy Be n'est pas un restaurant comme les autres. Comme se plaît à le rappeler son gérant, c'est un endroit qui fait partie des lieux "emblématiques" de la station balnéaire : "Les acteurs, actrices, chanteurs, les patrons du CAC 40, les hommes politiques en villégiature à la Baule fréquentent cet établissement depuis des années", explique Stéphane Malhaire, avant de lister ce qui, selon lui, aurait dû mettre à l'abri son restaurant ouvert il y a plus de trente ans : "On est les seuls à savoir faire de gros événements sur la plage, on est partenaire du groupe Barrière, on est partenaire du Palais des Congrès, etc."

Stéphane Malhaire, le gérant du Nossy Be

C'est un bar-restaurant qui brassera également sa bière, les Brassés, qui a remporté le lot du Nossy Be. "On me dit que j'ai eu des notes inférieures à un concurrent donc j'aimerais bien qu'on m'explique", souffle Stéphane Malhaire. Pour le moment, il n'a reçu aucune explication de Veolia : "Mon avocat va demander le dossier concurrent pour savoir pourquoi il a gagné et qu'est-ce qui justifie qu'on ait des points inférieurs. C'est une erreur stratégique de Veolia. Si vous voulez un bar à bières, mettez-le en haut de l'avenue De Gaulle, mais pas ici."

Ouvert il y a plus de trente ans, le Nossy Be est une institution à la Baule - Radio France
Ouvert il y a plus de trente ans, le Nossy Be est une institution à la Baule © Radio France - Thomas Schonheere

"Flou artistique"

En attendant une réponse de Veolia, et avant d’envisager un quelconque recours, Stéphane Malhaire accuse le coup : "Je ne sais pas ce qu'il est possible de faire, je suis beaucoup dans la déception pour l'instant. Je pense à mon personnel : j'ai dix employés à l'année, j'en ai vingt-cinq à vingt-sept en saison. Aujourd'hui, ils ne savent quand on doit fermer. J'ai des mariages qui sont prévus en novembre et en décembre, je ne sais pas si je pourrai les honorer. On est dans un flou artistique total." Depuis jeudi dernier, les messages de soutien et les témoignages de clients inondent la page Facebook du patron du Nossy Be.

Stéphane Malhaire assure qu'aucune contrepartie ne va lui être donnée après la disparition du Nossy Be : "Perdre tout, comme ça, d'un claquement de doigt, c'est dur." Le restaurateur a bien une solution de repli, la Maison Pavie, un autre établissement ouvert cet été à la Baule. Mais selon lui, le restaurant devait être complémentaire du Nossy Be. Par ailleurs, il dément toute difficulté financière qui aurait pu plomber son dossier : "Je me suis mis il y a quelques années en redressement judiciaire pour étaler des dettes. C'est une décision stratégique que j'ai pris. C'est pour cela que la société qui exploite le Nossy Be n'a pas postulé. C'est notre (Stéphane Malhaire et son associé, ndlr) nouvelle société qui a postulé. Celle-là a un capital et des associés fiables qui ont fourni une attestation fiable."

Stéphane Malhaire, gérant du Nossy Be