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Disparue du Tarn : deux cellules d'écoute psychologique à partir de lundi

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

INFO FRANCE BLEU - Très attendue à Cagnac-les-Mines (Tarn), plus de deux semaines après la disparition de Delphine Jubillar, la cellule d'écoute sera opérationnelle ce lundi, au château des Homps. Les personnels, parents et enfants seront aussi accompagnés par des psychologues dès lundi à l'école.

Le château des Homps de Cagnac-les-Mines accueillera une cellule d'écoute psychologique avec des professionnels de la fondation Bon Sauveur.
Le château des Homps de Cagnac-les-Mines accueillera une cellule d'écoute psychologique avec des professionnels de la fondation Bon Sauveur. © Radio France - Bénédicte Dupont

Elle avait été annoncée par le maire dès la fin de semaine dernière, mais la période de vacances scolaires n'était pas propice à sa mise en place le plus rapidement possible. Cette fois, c'est bon. Les cellules psychologiques promises pour accompagner, écouter les habitants de Cagnac-les-Mines seront ouvertes, ce lundi 4 janvier à l'école de la commune, et au château des Homps.

La population de ce village de 2.600 habitants est fortement éprouvée depuis la disparition de Delphine Jubillar, 33 ans, mère de deux jeunes enfants dans la nuit du 15 au 16 décembre.

Le personnel de Bon Sauveur à l'écoute au château des Homps

Gérée par la mairie, en accord avec la préfecture du Tarn et le parquet de Toulouse chargé de l'enquête, une première cellule d'écoute a été confiée aux professionnels de la Fondation Bon Sauveur d'Alby, infirmiers psychiatriques, médecins, assistante sociale et autres personnels spécialement formés aux traumatismes. Avec l'institution, la Croix-Rouge et France Victimes vont également assurer cet accompagnement avec leurs bénévoles compétents. 

Une petite dizaine de personnes seront ce lundi de 9h à 17h au château des Homps, l'ancienne école, en face du musée de la mine. Les Cagnacois peuvent venir sans rendez-vous. Ce lieu a été préféré à la mairie pour des raisons de discrétion. Un bilan sera fait le lundi soir pour décider si l'opération doit être reconduite, selon les besoins des habitants.

"On sait qu'il y a une demande, on a reçu des courriers cette semaine. Certains Cagnacois ont besoin de s'exprimer, d'être écoutés. Si besoin, la cellule sera reconduite dès mardi." - Philippe Sévéré, adjoint au maire

La cour de l'école où est scolarisé le fils du couple Jubillar à Cagnac-les-Mines.
La cour de l'école où est scolarisé le fils du couple Jubillar à Cagnac-les-Mines. © Radio France - Bénédicte Dupont

Une autre cellule psychologique à l'école dès lundi

Le lundi 4 janvier également, 250 enfants vont retourner sur les bancs de l'école primaire de Cagnac-les-Mines. L'Education nationale déploie dans cette école une cellule d'écoute dès la rentrée, des médecins-psychologues scolaires formés à l'écoute des personnels de l'école et des enfants qui le souhaitent.. Cette cellule sera aussi à la disposition des parents d'élèves

L'inspection académique du Tarn précise que ce dispositif sera mis en place plusieurs jours si besoin, "tant que cela sera nécessaire". Un enseignant-remplaçant viendra également à Cagnac pour permettre aux professeurs des écoles de pouvoir s'absenter le temps d'aller à cette cellule si ils le souhaitent.

Les enfants de la commune ont été exposés deux semaines durant à la forte médiatisation de l'affaire et de nombreux parents témoignent de l'angoisse qui habite les petits.

"Mon fils de sept ans veut dormir avec moi toutes les nuits, il a peur que je parte." Une maman

"Pareil, mon grand en CM1 veut rester avec moi la nuit, ça n'était jamais arrivé", surenchérit une autre. Le fils du couple Jubillar est en classe de CP. Delphine et surtout Cédric, nous disent plusieurs parents, étaient très impliqués dans l'association des parents d'élèves (APE) il y a deux ans. 

Delphine Jubillar, infirmière et mère d'un garçon de six ans et d'une fille de 19 mois, est portée disparue depuis le 16 décembre. Elle serait partie de son domicile de Cagnac-les-Mines en pleine nuit selon son mari. Les recherches, fouilles et battues organisées depuis n'ont rien donné. La maison du couple Jubillar a été perquisitionnée, plusieurs objets ont été trouvés lors de la battue sans que l'on sache si ils ont un lien avec la disparue. Le pôle d'instruction du parquet de Toulouse n'a pas encore communiqué les résultats des expertises.

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