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Disparue du Tarn : rentrée des classes après des vacances marquées par l'affaire Delphine Jubillar

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Par , France Bleu Occitanie

Ce lundi 4 janvier, c'est la première fois que l'école de Cagnac-les-Mines (Tarn) rouvre depuis la médiatisation de la disparition de Delphine Jubillar, une mère de famille bien connue des parents d'élèves de la commune. Près de trois semaines après sa dernière trace, aucune piste n'est écartée.

L'école du village rouvre pour la première fois depuis la médiatisation de l'affaire Jubillar.
L'école du village rouvre pour la première fois depuis la médiatisation de l'affaire Jubillar. © Radio France - Bénédicte Dupont

À Cagnac les Mines, c’est le retour en classes pour les 250 enfants de l’école de la commune. Village marqué juste avant les vacances par la disparition toujours non élucidée de Delphine Jubillar, 33 ans. La mère de famille serait partie de chez elle dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 décembre. Les fouilles, recherches et battues n'ont rien donné. 700 gendarmes ont été mobilisés depuis le début, de toute l'Occitanie. L'enquête est diligentée par deux juges d'instruction à Toulouse.

L'appel à témoins officiel diffusé à partir du vendredi 18 décembre, 22h.
L'appel à témoins officiel diffusé à partir du vendredi 18 décembre, 22h. - Gendarmerie du Tarn

Tous les scénarios possibles

Delphine Jubillar serait partie en pleine nuit du mardi 15 au mercredi 16 décembre, sans ses papiers. Toutes les hypothèses sont encore envisagées. Il y a d'abord la possibilité de la disparition volontaire. Inimaginable pour les proches de l'infirmière, et même difficilement compréhensible pour une bonne partie de l'opinion publique. Une mère qui abandonnerait son petit garçon de six ans et son bébé d'un an et demi, une maman fière de "ses  amours" comme elle l'écrit sur son profil Facebook où elle n'avait de cesse de poster des photos de Louis et la petite Elyah avec de doux commentaires. "Ça n'est pas forcément ce qui s'est passé là, mais oui objectivement des mères qui partent et abandonnent leur famille, on en a déjà vues. Pas beaucoup certes, et c'est difficile à comprendre mais oui....",  étaye Christiane Gillot, présidente en Occitanie de l'association ARPD qui aide les familles de disparus. 

Il y a, dans la même veine, l'hypothèse du suicide, là aussi a priori écarté par ceux qui connaissent Delphine Jubilar et que nous avons rencontrés, mais cette idée n'est sans doute pas rejetée complètement par les enquêteurs. 

Enfin, bien sûr, la piste criminelle : un accident, un enlèvement, un homicide. Tout est possible mais à ce jour, le parquet de Toulouse se garde bien de révéler les résultats des expertises réalisées dans la maison des Jubillar et à l'issue des recherches et battues. Peut-être une trace, un indice mettrait alors les deux magistrats instructeurs sur une voie, ou un suspect.

Le lotissement où vit la famille Jubilar, à quelques centaines de mètres du centre-bourg de Cagnac-les-Mines.
Le lotissement où vit la famille Jubilar, à quelques centaines de mètres du centre-bourg de Cagnac-les-Mines. © Radio France - Bénédicte Dupont

Les parents d'élèves et les enfants profondément affectés

L'école de Cagnac-les-Mines, qui accueille 250 enfants de la maternelle à l'élémentaire, rouvre pour la première fois depuis la médiatisation de la disparition de la jeune mère de famille. Cette affaire n’a vraiment été évoquée par les radios, télés, journaux et sites Internet régionaux que le week-end des vacances, après l’appel à témoins officiel des gendarmes le vendredi soir tard sur les réseaux sociaux. Une partie des habitants de la commune en avait eu vent un peu avant.

Cédric Jubillar contacte les gendarmes le mercredi 16, sa femme serait partie dans la nuit sans ses papiers. Le jeudi, premiers messages de détresse sur les réseaux sociaux, ceux de la famille. Et quand sonne l’heure des vacances le vendredi 18 décembre à 16 heures, déjà à la sortie de l’école, "tout le monde y est allé de son commentaire", nous assure un couple dont le fils est en CM1. S’ensuivent le porte-à-porte des gendarmes dans le village, les fouilles des bois et plans d’eaux aux alentours, cette grande battue citoyenne juste avant Noël.

Depuis plus rien. En tous cas, plus rien d'aussi visibles et bruyants pour la population que l'hélicoptère, le drone et les brigades cynophiles. Pourtant le travail de fourmi des gendarmes se poursuit, plus discrètement. Au moins 35 militaires sont mobilisés sur l'affaire Jubillar chaque jour. La maison familiale, elle, est vide. Le mari et les deux enfants sont partis vivre chez la mère de Cédric, les chiens ont été placés à la SPA.

C'est ce lundi que deux cellules d'écoute psychologique sont mises en place à Cagnac-les Mines, une à l'école avec des médecins et psychologues scolaires, l'autre dans une salle de la commune avec les professionnels de la fondation Bon Sauveur. Elles pourront être reconduites si besoin.

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