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Société

Dix ans de la Maison des adolescents en Sarthe : « Les jeunes sont plus frileux à l’idée de grandir »

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Par , France Bleu Maine
Le Mans, France

Cette maison accompagne plus de 2.000 Sarthois chaque année dans leurs questionnements ou leur souffrance psychologique, parfois associés à des difficultés scolaires, des addictions, des troubles du comportement ou alimentaires. En dix ans, les questionnements des jeunes ont nettement changé.

La Maison départementale des adolescents de la Sarthe est située avenue du général De Gaulle au Mans
La Maison départementale des adolescents de la Sarthe est située avenue du général De Gaulle au Mans - Capture d'écran - MDA72

La maison départementale des adolescents fête, en ce début 2020 ses dix ans. Cette structure, qui vient en aide aux jeunes dès l'âge de onze ans, est montée en puissance pendant cette période. Son personnel, composé d'éducateurs, de psychologues et de médecins a doublé. Ses locaux ont déménagé avenue du général De Gaulle au Mans, grâce à un important financement de l'opération "pièces jaunes". Le nombre de jeunes accueillis est lui aussi en nette augmentation : plus de 2.200 ces dernières années.

Trois questions à Bruno Simmen-Merillon, éducateur spécialisé à la Maison départementale des adolescents de la Sarthe. 

► Les raisons pour lesquelles les jeunes poussent la porte de la Maison des adolescents ont-elles changé depuis dix ans ? 

Oui, clairement. Auparavant, les questions des adolescents étaient un peu plus tranquilles. Elles portaient sur la puberté, les amis, les relations familiales qui se modifient. Depuis trois ou quatre ans, la donne a évolué. Je constate que les adolescents sont bien conscients du système dans lequel ils évoluent avec ses limites sociales ou familiales, avec ses fragilités. 

Les difficultés économiques, la violence, la séparation de leurs parents rendent les situations plus complexes. Certains adolescents que nous accueillons racontent par exemple que se déplacer n’est pas toujours facile pour leur famille car il faut payer l’essence. D’autres nous disent que les repas ne sont pas toujours au rendez-vous. 

► L’école est aussi devenue, ces dernières années, un facteur de stress pour les adolescents. Sous quelle forme ? 

La pression scolaire a clairement augmenté. Auparavant, les années collèges restaient une période assez calme. Aujourd’hui, certains établissements parlent du brevet dès la classe de cinquième. La pression pour réussir, faire des choix ou du moins l’idée de ne pas se tromper est très forte. Or l’adolescence est un passage durant lequel on se construit. Je constate que les jeunes sont frileux à l’idée de grandir, ce qui n’était pas le cas auparavant. 

► Quelle est la responsabilité des adultes dans ces changements ? 

Les adultes ont tendance à tout dire ou à trop dire, à ne pas garder pour eux leurs difficultés d’adultes. Ils inondent les enfants de plein de choses : le terrorisme, la fin du monde, l’écologie, le chômage... Ils renvoient aux jeunes l’idée qu’il va falloir qu’ils s’installent dans ce monde-là. Et ça ne leur fait pas envie. Ou alors ils y vont tranquillement!

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