Société

Djihadisme : le gouvernement ouvre des comptes Facebook et Twitter pour lutter contre la propagande

Par Marie Mutricy, France Bleu jeudi 31 décembre 2015 à 10:55

Le gouvernement a ouvert un compte Twitter pour lutter contre le djihadisme
Le gouvernement a ouvert un compte Twitter pour lutter contre le djihadisme - Capture d'écran

Le gouvernement a lancé jeudi sur Facebook et Twitter deux comptes officiels « Stop djihadisme » afin de lutter contre la propagande du groupe Etat islamique, très actif sur les réseaux sociaux.

Pour l’instant, c’est le discours du chef de l’Etat devant le Congrès, trois jours après les attentats de Paris, qui figure sur les comptes Twitter et Facebook ouverts par le gouvernement jeudi. L’objectif est de lutter contre la propagande du groupe Etat islamique, qui a revendiqué les attaques. En exergue, on peut lire ces mots :

Contre-attaquer sur le web

Ces comptes Twitter et Facebook seront alimentés par les ministères de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères, de la Justice et de l’Education. Ils diffuseront des rappels à la loi, des informations factuelles sur les avancées militaires, des témoignages de victimes des djihadistes, voire de djihadistes repentis, et ils tenteront de démonter les procédés de manipulation utilisés par le groupe terroriste Etat islamique explique le service d’information du gouvernement.

Le gouvernement rappelle que les groupes terroristes sont ultra présents sur internet où ils mettent en place « des mécanismes d’embrigadements à l’origine de centaines de départs de jeunes – voire très jeunes – femmes et hommes pour la Syrie ou l’Irak ».

Les messages postés sur les comptes Twitter et Facebook s’appuieront sur les travaux de scientifiques et spécialistes de ces questions.

Un site internet créé juste après les attentats contre Charlie Hebdo

Le dispositif Twitter et Facebook vient compléter le site internet lancé juste après les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Fin janvier, un spot vidéo aux images chocs voulait également contrer la propagande djihadiste.