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Société
Dossier : Centenaire de la Première Guerre mondiale

DOCUMENT- Trois jours dans l'enfer de la Première Guerre mondiale : le journal d'un poilu

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Georges Rouillot, jeune instituteur franc-comtois, est mobilisé pendant la guerre 14-18. En juillet 1918, il participe à la sanglante bataille pour reprendre Soissons. Il raconte ces "moments épouvantables" dans un journal de guerre que son petit-fils a partagé avec des lycéens héricourtois

Georges Rouillot, poilu de la guerre 14-18.
Georges Rouillot, poilu de la guerre 14-18. - Document remis par Pierre Marey

Belfort, France

Comme son grand-père Georges Rouillot, Pierre Marey est instituteur. Ce Franc-Comtois a aussi la passion de l'histoire. Une histoire qu'il a, en quelque sorte, tutoyée à travers les récits de son aïeul. En effet, Georges Rouillot a couché sur le papier le récit de l'attaque de Soissons, à laquelle il a participé, du 17 au 19 juillet 1918. Une offensive sanglante, sous le commandement du général Mangin, destinée à reprendre la ville aux Allemands, coûte que coûte. Elle s'inscrit dans ce qu'on appelle la seconde bataille de la Marne. 

Pierre Marey a lu et commenté le texte de son grand-père avec quatre élèves du lycée Louis Aragon de Héricourt , devant les micros de France Bleu Belfort Montbéliard et les caméras de francebleu.fr.

A jamais marqué par les combats et la condition du soldat

Georges Rouillot est né le 5 mai 1897 à Novillars (Doubs), non loin de Besançon où sa mère est institutrice. Il est mobilisé le 8 août 1916 et incorporé au 2e régiment de zouaves, au camp de Sathonay (Drôme), pour l'instruction. Le 12 mars 1917, il n'a pas encore 20 ans quand il arrive au front.  D'abord soldat de 2e classe lors de son incorporation, il devient caporal, sergent, puis sous-lieutenant. 

Les combats auxquels il a pris part, mais aussi la vie menée par les soldats, l'ont marqué à jamais : "Chaque année, depuis 1918, les journées des 17, 18, 19 juillet me rappellent des souvenirs ineffaçables, des moments épouvantables  (...) et surtout le souvenir de mes pauvres copains moins heureux que moi ", écrit-il dans son journal. Pierre Marey a consulté le dossier de son grand-père aux archives départementales : "au retour de la guerre, on sent qu'il y a quelque chose de cassé. Il y a un avant et après ".

Ces objets étaient un peu comme des reliques dans la famille" - Pierre Marey

Au fil des années, Pierre Marey a pu parler avec son grand-père de la guerre : "Il y avait d'abord les médailles, la Légion d'honneur, la Croix de guerre, puis des objets. Une carte avec des taches de son sang et son arme : pour un adolescent qui s'intéresse à l'Histoire, c'était quelque chose " !

Un ouragan de flammes jaillit derrière nous..." - le journal de Georges Rouillot

Le journal de guerre de Georges Rouillot by FBGrandest

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