Société

Don d'organes : vos proches connaissent-ils votre avis ?

Par Leila Mechaouri et Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel lundi 13 avril 2015 à 18:18

Le don d'organes en chiffres
Le don d'organes en chiffres © IDÉ

L'assemblée nationale a sensiblement modifié le texte qui régit le don d'organe en France. Le résultat de ce vote, c'est que la famille du défunt serait "informée" et non plus nécessairement "consultée" avant un prélèvement d'organe. Et vous, avez-vous déjà votre idée sur la question, pour vous et pour vos proches ?

Le nombre de malades en attente d'une greffe d'organe ne cesse de grimper chaque année en France. Comment faire pour favoriser le don sans faire peur aux familles touchées par un deuil ? C'est tout l'enjeu du nouveau texte de loi que l'Assemblée Nationale a voté en fin de semaine dernière. 

Des modifications substantielles

Pour les députés, il convenait de réécrire ce texte, qui fait partie de la future loi santé de Marisol Touraine. Le texte ainsi modifié maintient que le consentement au don d'organes sera "présumé" chez toute personne majeure décédée. Elle reprend la modification principale apportée en commission par le socialiste Jean-Louis Touraine, à savoir que les proches du défunt seront seulement "informés" par le médecin de la nature du prélèvement envisagé et de sa finalité et non plus "consultés" comme c'est le cas jusqu'à présent.

Témoignages en Bretagne

Le renforcement du consentement présumé et la remise en cause du rôle des familles provoquent une vive polémique, notamment du côté des associations de défense du don d'organes. Pour la fédération l'ADOT (Associations pour le don d'organes), il est essentiel que les familles restent au coeur de cette décision. Avec le principe du "tous donneurs" , "on ne pourra même plus parler de don" , dénonce Daniel Desprès, président de l'ADOT 29, qui craint une négation de la volonté du défunt.

Don d'organes BOB

Gilles et Maryse ont tous les deux été confrontés au don d'organes. Ce retraité de Quimperlé a été greffé du coeur il y a dix ans. Cette mère de famille de Landerneau a perdu son fils dans un accident il y a 8 ans. Ils témoignent.

Don d'organes ENRO

Pourquoi pas sur la Carte Vitale ?

Le député UDI Arnaud Richard a tenté en vain de faire adopter une autre idée : dans sa proposition d'amendement pour que l'accord ou le refus du prélèvement d'organe soit inscrit sur la Carte Vitale.