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Que faut-il penser du projet baptisé StopCovid ?

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Par , France Bleu Paris
France

Le gouvernement travaille actuellement sur le développement de l'application StopCovid. Téléchargeable sur smartphone, elle serait utilisable "sur la base du volontariat" mais pose question quant à la protection des données personnelles.

 Un téléphone avec une application de Tracking pour le suivi du Covid-19
Un téléphone avec une application de Tracking pour le suivi du Covid-19 © Maxppp - Jean-François Frfey

Baptisée "StopCovid", l'application pour smartphone doit permettre d’indiquer à ses utilisateurs s’ils ont croisé des malades du coronavirus. Voilà ce sur quoi travaille le gouvernement. Objectif : remonter les chaînes de transmission et lutter plus efficacement contre le virus.

Le projet ne fait que démarrer : "Il faudra a minima plusieurs semaines pour la développer" a précisé sur France Inter ce jeudi Cédric O, secrétaire d'Etat au Numérique qui se veut rassurant : "Ce serait une application de protection individuelle. Elle ne remplirait qu'une seule fonction : vous prévenir si vous avez été en contact, dans les jours précédents, avec une personne qui a été ensuite testée positive au coronavirus, pour que vous puissiez vous-même prendre des dispositions : vous faire tester et éventuellement vous confiner."

Le secrétaire d'Etat ajoute que "l’application est temporaire, elle ne durera pas au-delà de la crise". Quant aux données, il promet qu'elles auront une durée de vie trop courte pour être détournées :

Les données seront anonymes et effacées au bout d’un certain temps promet le secrétaire d'Etat et personne ne pourra retracer ni qui a été infecté, ni qui a infecté qui.

De son côté, le ministre de la Santé Olivier Véran affirme que l'application est compatible avec le droit européen des données personnelles et que la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) est "étroitement" associée aux travaux. 

Nettement plus dubitatif, Arthur Messaud, de l’association La Quadrature du net, qui agit notamment pour le respect de la vie privée sur Internet, y voit la une "mauvaise idée". Il était invité de France Bleu Paris ce jeudi : 

Cette application est inefficace selon lui. Pour être opérationnel, "il faudrait qu'elle soit utilisée par une grande majorité de la population" (au moins 60 %) "et si l'on observe les pays qui l’ont mis en place, comme à Singapour, on constate que seulement 20 % de la population l’ont utilisé". Une grande partie de la population française serait méfiante vis-à-vis d'une application développée par le gouvernement, dit-il avant de conclure :  Il estime qu'il s'agit là d'une stratégie du gouvernement hasardeuse et peu réaliste.

Vers la fin de l'anonymat

L'usage de telles application risque d'entraver nos libertés individuelles estime La Quadrature du net : "Pour l'instant, vous êtes encore anonyme quand vous faites vos courses, quand vous manifestez ; personne ne peut avoir accès à votre identité sans vous la demander" explique Arthur Messaud qui craint que cette application n'ouvre la porte à d'autres technologies, telles que la mise en place de caméras automatiques pour réguler les foules ou encore la reconnaissance faciale. "Ce serait un premier pas vers l’acceptation de technologies bien plus graves derrières."

A lire : le point de vue détaillé de l'association La Quadrature du net

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