Société

Données personnelles : l'UFC – Que Choisir assigne les réseaux sociaux en justice

France Bleu mardi 25 mars 2014 à 9:04

Pour l'UFC-Que Choisir, les clauses d'utilisation des réseaux sociaux sont trop obscures
Pour l'UFC-Que Choisir, les clauses d'utilisation des réseaux sociaux sont trop obscures © MaxPPP

Les trois plus gros réseaux sociaux du monde, Facebook, Twitter et Google +, vont devoir affronter l'UFC - Que Choisir dans une bataille juridique. L'association de consommateur attaque les trois entreprises devant le Tribunal de grande instance de Paris. Elle veut que les trois entreprises alignent leurs contrats sur la loi française et clarifient leurs conditions d'utilisation.

Un article sur un site d'informations, un produit sur un site de vente en ligne, vous plaît et vous voulez le faire savoir ? C'est désormais très simple, grâce aux "boutons de partage " mis en place par les réseaux sociaux, notamment Facebook, Twitter et Google +. Problème : "ce sont des icônes espions, qui permettent de savoir qui vous avez visité la page et qui suivent votre comportement sur internet ", explique Camille Gruhier, journaliste pour Que Choisir .

Publicité ciblée

"Non seulement vous êtes l'objet de publicité ciblée mais en outre vos données peuvent faire l'objet d'une exploitation commerciale ", explique l'association dans son appel à signer une pétition en ligne. Selon l'UFC, les réseaux sociaux se donnent le droit d'exploiter, partout dans le monde et sans même prévenir l'utilisateur, les données personnelles. Cela leur sert notamment à les vendre à des annonceurs (sans que l'utilisateur soit rémunéré).

Dans le collimateur de l'association : les conditions d'utilisation des sites. Ce sont elles qui régissent ce que l'entreprise a le droit de faire - ou non - de vos données personnelles. Or, l'UFC-Que Choisir, qui a épluché les conditions d'utilisations de Facebook, Twitter et Google + affirme qu'elles sont "toujours aussi inaccessibles, illisibles, remplies de liens hypertexte ".

L'association demande "d'ordonner la suppression ou la modification de la myriade de clauses litigieuses imposées par ce sociétés ". Soit au moins 180 clauses, pour l'un des sites, précise l'organisation. Cette opération "Je garde la main sur mes données " s'accompagne d'une pétition mise en place sur le site du magazine Que Choisir.