Société

Donnez votre avis | Loi travail : le gouvernement doit-il écouter la rue ?

Par Magali Fichter, France Bleu Bourgogne mercredi 30 mars 2016 à 16:58

Myriam El Khomri prête son nom à une loi très controversée
Myriam El Khomri prête son nom à une loi très controversée © Maxppp - Vincent Isore

Ce jeudi 31 mars, plusieurs organisations syndicales et de la jeunesse appellent de nouveau à manifester dans toute la France - à Dijon, le départ est prévu à 14h place de la libération. Mais pour d'autres, il faut privilégier la pression sur le débat parlementaire.

Nouvelle journée de grève et de mobilisation contre le projet de loi Travail, dont la nouvelle version a été présentée jeudi dernier en conseil des ministres. Des mesures très critiqués, comme le plafonnement des indemnités prud’homales pour licenciement abusif, ont été supprimées.

Une intersyndicale divisée

Mais pour une partie des syndicats, ça ne suffit pas. La CGT, FO, FSU et Solidaires, dits "contestataires" appellent à nouveau à descendre dans la rue, tout comme l'UNEF, l'UNL et la Fidl, organisations lycéennes et étudiantes. Ils réclament le retrait pur et simple d'un texte qui "généralisera la précarité et aggravera les inégalités professionnelles". Lors de  la précédente grosse mobilisation, le 9 mars, plus de 200 000 personnes avaient défilé dans toute la France, et même 450 000 selon les organisateurs. Ils étaient 2400 à Dijon.

Mais aujourd'hui, les syndicats dits "réformateurs", comme la CFDT, la CFTC, CFE-CGC et l'UNSA, eux, ne manifesteront pas, même si certaines de leurs fédérations, minoritaires, pourront battre le pavé. Ils ne sont toujours pas satisfaits de la nouvelle mouture du texte, mais ils préfèrent discuter et négocier directement avec le gouvernement et les députés pour le faire évoluer, plutôt que demander simplement de le retirer.

A Dijon, le départ de la manifestation est prévu à 14h ce 31 mars, place de la Libération, et certaines organisations syndicales menacent déjà d'appeler à une nouvelle mobilisation le 5 avril, date à laquelle les députés commenceront à débattre du texte à l'Assemblée nationale.

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