Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Dordogne : les maisons fissurées de La Chapelle-Gonaguet demandent réparation à l'État

-
Par , France Bleu Périgord

La Chapelle-Gonaguet ainsi que 38 communes périgourdines attaquent l'État en justice ce mardi. Elles demandent la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour l'été 2016. La sécheresse et la réhydratation des sols ont causé des dégâts sur 1792 bâtiments en Dordogne selon la préfecture.

Plusieurs fissures sillonnent les murs d'une vingtaine de maisons de La Chapelle-Gonaguet
Plusieurs fissures sillonnent les murs d'une vingtaine de maisons de La Chapelle-Gonaguet - P.J

La Chapelle-Gonaguet, France

Philippe a acheté sa maison il y a cinq ans. Elle était en excellent état. Mais trois mois après l'été sec de 2016, quand les sols se sont regonflés d'eau, une fissure de près de 10 mètres de haut est apparue sur la façade qui donne sur son jardin : "C'est une fissure qui est complètement pénétrante donc on peut passer une tige et l'enfoncer d'une dizaine de centimètres. J'ai rebouché la fissure pour éviter une infiltration d'eau dans ma cuisine." précise le Chapelois. 

J'ai rebouché la fissure pour éviter une infiltration d'eau dans ma cuisine

Il rebouche lui-même par peur de voir sa maison s'effondrer sous ses yeux. Malgré de nombreuses démarches, il n'a obtenu aucun dédommagement financier : "Les dégâts ont été déclarés au niveau de l'assurance qui a refusé toute prise en charge tant qu'il n'y a pas d'arrêté de catastrophe naturelle et l'arrêté n'a pas été pris par la préfecture." assure Philippe.

Attaquer l'État en justice pour obtenir une indemnisation 

C'est justement pour que l'état de catastrophe naturelle soit reconnu et pour que les Chapelois et Chapeloises soient indemnisés que Franck Moissat, le maire de la commune, demande à l'Etat de prendre ses responsabilités : "_Une réparation sur ce type de dommages c'est 100 000 euros par habitation. Quand on a une vingtaine de maisons concernées, une petite commune comme la nôtre n'a pas la possibilité de le faire."   Avec 38 autres communes périgourdines, il a donc décidé d'attaquer l'Etat en justice : "La procédure doit s'inscrire dans une reconnaissance de catastrophe naturelle pour pourvoir ensuite avoir accès à des fonds qui sont prévus pour indemniser la population._" ajoute le maire du village. 

Le tribunal administratif statuera dans un mois sur l'annulation ou non de l'arrêté ministériel de non reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour l'été 2016.