Société

Dordogne : ils ont le tatouage dans la peau

Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord dimanche 8 juin 2014 à 21:00

Tatoueur au travail
Tatoueur au travail © Radio France - Benjamin Fontaine

Un Français sur dix serait tatoué selon un sondage Ifop de 2010. Le tatouage est devenu tendance, et ce week-end, Coulounieix-Chamiers accueillait son premier salon du tatouage. Il n'a pas désempli.

Assise sur une chaise, penchée en avant, Nelly, 30 ans tapote sur son téléphone portable. Dans son dos, un symbole polynésien est en train de dessiner. A l'oeuvre, un tatoueur que la jeune femme a sélectionné après lui avoir envoyé un dessin. "C'est mon premier tatouage, j'ai voulu marquer une étape de ma vie en le réalisant" , explique Nelly, qui dit ne pas souffrir des piqures d'aiguilles faites par le dermographe.

Comme Nelly, beaucoup de tatoués choisissent de tourner une page de leur histoire personnelle en réalisant un tatouage petit ou grand, en couleur ou non. A l'image de Laurent, dit "Freeman", l'organisateur de ce premier salon du tatouage à Coulounieix-Chamiers. Laurent a des dessins sur la moitié de son corps, du haut de son crâne jusqu'aux pieds . "Ce salon c'est pour montrer aux gens que nous ne sommes pas différents des autres."

"Je n'arrêterai que lorsque 98% de mon corps sera tatoué." — Laurent

Laurent a commencé les tatouages à l'âge de 13 ans. "Le premier c'était un poignard de la veng eance contre mon beau-père. A l'époque j'étais dans une bande en banlieue parisienne, j'étais dans un milieu violent mais j'ai dit stop avec ce tatouage."  Avec deux à trois tatouages par an, "Freeman" est un passionné. A 42 ans, il a décidé qu'il ne s'arrêtera que lorsqu'il aura recouvert 98% de son corps.

Laurent Freeman tatoué - Radio France
Laurent Freeman tatoué © Radio France - Benjamin Fontaine
Aujourd'hui, le tatouage s'est démocratisé. "On tatoue de 18 à 77 ans. Avant c'était les voyous, les mecs sortis de taule, les militaires. C'est fini, maintenant ça touche toutes les classes sociales " , confie Alain Jerama, gérant du Salon fantasy Tatoo de Bergerac. Sur le salon, une nouvelle tatouée le confirme. À 64 ans, Florence a décidé de se faire dessiner les initiales de ses petits-enfants sur le bras : "Je n'aurais jamais pensé faire ça étant jeune, c'etait mal vu, mais aujourd'hui tout le monde en a."

Il y a désormais une mode dans le tatouage, imposée par les stars de la télévision, du cinéma et de la chanson. Pour un petit tatouage, comptez au minimum 80 euros dans un salon reconnu . Certaines oeuvres peuvent monter à plusieurs centaines d'euros. Mais attention, un tatouage, c'est pour la vie. Réflechissez-y à deux fois avant de vous lancer et surtout renseignez-vous bien sur les conditions d'hygiène appliquées dans votre salon.

Salon tatouage / ENRO

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