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Société

75e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz : Irène avait 8 ans quand sa mère en est revenue

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Périgord, France Bleu

75 ans après la libération du camp d'Auschwitz, la Bergeracoise Irène Sapir se souvient des paroles de sa mère déportée dans ce camp, qui a vu débarquer l'armée soviétique le 27 janvier 1945, et qui a témoigné sur l'horreur des camps pendant près de quarante ans.

Irène Sapir a récupéré une photo de sa mère restée à Auschwitz pendant quelques semaines après la libération du camp
Irène Sapir a récupéré une photo de sa mère restée à Auschwitz pendant quelques semaines après la libération du camp © Radio France - Harry Sagot

Singleyrac, France

Quelques 200 déportés seront réunis ce lundi 27 janvier 2020 au camp d'Auschwitz Birkenau, situé en Pologne, pour commémorer avec une cinquantaine de délégations officielles (et notamment le Premier ministre Edouard Philippe) le 75ème anniversaire de la libération de ce camp nazi par les troupes soviétiques. Au moins 1,1 million de personnes dont 90% de juifs ont été assassinées dans ce camp  d'extermination d'Auschwitz Birkenau (sur 1,3 million de déportés), qui est aujourd'hui un symbole de la Shoah ; en 2005, les Nations Unies ont d'ailleurs choisi ce 27 janvier comme Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.

Parmi les témoins de cette libération, il y avait la maman d'Irène Sapir, qui habite Singleyrac en Bergeracois. Irène et sa mère avaient été raflées puis libérées en juillet 1942 (dans la fameuse rafle du Vel d'Hiv), et Léa Bibergal avait ensuite caché sa fillette de 6 ans dans une famille d'accueil en région parisienne, avant d'être de nouveau arrêtée et déportée en mars 1943. Irène avait donc 8 ans quand sa maman est rentrée de déportation, et elle témoigne toujours aujourd'hui : "maman m'a raconté ses deux années à Auschwitz, comment certaines de ses amies qui n'en pouvaient plus se sont jetées sur les fils de fer barbelés électriques [...] elle m'a raconté les chiens qui étaient à leurs trousses quand il y avait l'appel, ou encore ce petit garçon dans un camion, qui lui a demandé en polonais "pardon vous savez où nous allons ?" et elle n'avait pas eu le courage de lui répondre".

Irène Sapir se souvient parfaitement des récits de sa mère, rescapée d'Auschwitz, qui est décédée an 1983

La carte de déportée de Léa Bibergal porte la mention "politique" comme pour la plupart des juifs - Aucun(e)
La carte de déportée de Léa Bibergal porte la mention "politique" comme pour la plupart des juifs - archives famille Sapir

Au moment de la libération du camp d'Auschwitz par l'Armée rouge, le 27 janvier 1945, Léa Bibergal s'était portée volontaire avec d'autres rescapés, pour rester auprès des malades avec la femme-médecin soviétique. Elle est donc restée sur place pendant près de quatre mois après la libération d'Auschwitz de janvier 1945 jusqu'à son retour en France au mois de mai.  En 1992, Irène Sapir a récupéré une photo de sa mère, posant pendant cette période avec la femme-médecin et un drapeau du Parti communiste français, devant l'entrée du camp.  

Léa Bibergal apparaît su rcette photo prise quelques semaines après la libératin d'Auschwitz - Aucun(e)
Léa Bibergal apparaît su rcette photo prise quelques semaines après la libératin d'Auschwitz - archives familiales famille Sapir

Matricule 37277

Léa Bibergal est arrivée à Auschwitz dans le convoi n° 49, avec 1 millier d'autres juifs ; 6 seulement en sont revenus vivants. Comme tous les déportés, la mère d'Irène Sapir portait un numéro matricule tatoué sur son bras "elle le montrait, pour affirmer qui elle était, et dire ce qui lui était arrivé.

Irène Sapir faisait raconter par sa mère l'arrivée de l'armée rouge à Auschwitz 27 janvier 1945.

A 82 ans, Irène Sapir témoigne toujours dans les collèges de son histoire et de celle ses parents juifs. En 2019 elle a encore rencontré 500 collégiens en Dordogne. 

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