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Société
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Dordogne : le dialogue échoue entre les gilets jaunes et le député Philippe Chassaing (LREM)

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Par , France Bleu Périgord

Pour l'acte VI de leur mobilisation en Dordogne ce samedi, les gilets jaunes périgourdins avaient rendez-vous avec le député La République En Marche (LREM) Philippe Chassaing. Rendez-vous manqué, où chacun a eu le sentiment que l'autre restait campé sur ses positions.

Le cortège des gilets jaunes s'est arrêté plus d'une heure devant la permanence du député périgourdin Philippe Chassaing, de La République En Marche.
Le cortège des gilets jaunes s'est arrêté plus d'une heure devant la permanence du député périgourdin Philippe Chassaing, de La République En Marche. © Radio France - Noémie Philippot

Périgueux, France

De samedi en samedi, les gilets jaunes sont de moins en moins nombreux à manifester à Périgueux. Ce dimanche, ils sont 80 à s'être réunis devant le tribunal de Périgueux en début d'après-midi, leur point de rendez-vous traditionnel. En revanche, il y a eu un changement sur l'itinéraire du cortège : direction la rue du 4 septembre et la permanence du député LREM Philippe Chassaing

Le rendez-vous était prévu, afin de faire remonter les doléances des gilets jaunes, réunies au cours de la semaine dans le contexte de grande concertation nationale. À 15 heures, le cortège s'est donc arrêté devant la permanence de l'élu, six gilets jaunes sont entrés. Le cortège est reparti pour un tour dans le centre ville, en attendant l'issu de l'entrevue. 

J'ai l'impression aussi d'être trahie parce qu'il est censé nous représenter et écouter nos doléances, et il ne l'a pas fait !" - Christiane, gilet jaune.

Pendant une heure, les représentants du mouvement ont parlé de la prime d'activité, des subventions de la presse par l'Etat, ainsi que du Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC), mais dans une moindre mesure. À la sortie, pour Nathalie et Christiane, le constat est simple : "Il nous a reçu parce qu'il doit le faire, basta ! C'est sans saveur, ni odeur, je ne m'attendais pas à mieux" lâche Nathalie. Et Christiane d'ajouter : "J'ai l'impression aussi d'être trahie parce qu'il est censé nous représenter et écouter nos doléances, et il ne l'a pas fait !" 

Sauf que pour le député Philippe Chassaing, resté derrière la porte de sa permanence, le dialogue avec les gilets jaunes est vraiment difficile : "À partir du moment où vous avez tant de suspicions et que vous avez le sentiment que l'Etat ne sert pas le reste de la population, c'est compliqué de faire remonter, qu'est-ce que vous voulez dire ?" interroge-t-il, un peu désabusé. 

J'ai le sentiment que eux ne nous écoutent pas du tout. Néanmoins, je suis là pour continuer à essayer de valoriser leurs revendications." Philippe Chassaing, député LREM de Dordogne.

Avant de continuer : "J'ai le sentiment que eux ne nous écoutent pas du tout. Néanmoins, je suis là pour continuer à essayer de valoriser et capter leurs revendications, et voir comment concrètement on peut leur donner une forme, une forme de question au gouvernement, lorsque ça s'avère fondé sur des choses qui sont réelles."

Pour Philippe Chassaing, l'une des solutions pour sortir de cette crise, c'est que les gilets jaunes constituent leur propre partie politique et se présentent aux élections. Solution impensable pour les manifestants. 

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