Société

Dordogne: les 50 migrants de Calais sont arrivés à Mauzac

Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord mercredi 28 octobre 2015 à 9:05

L'entrée des migrants dans le centre de Mauzac
L'entrée des migrants dans le centre de Mauzac © Radio France - Valérie Déjean

Les 50 migrants auparavant installés dans la jungle de Calais, sont arrivés peu après minuit dans la nuit de mardi à mercredi à Mauzac et Grand-Castang, en Périgord. Ils doivent rester sur place au mois un mois, pour étudier leur situation

48 soudanais, un érythréen et un apatride sont arrivés hier soir au centre de vacances de Mauzac et Grand Castang mis a disposition par le centre laïque de la ville de Dreux.

Il leurs a fallu 12 heures de bus avant d'arriver à minuit passé sur le camp de vacances. Ils descendent du bus sous des trombes d'eau , de jeunes hommes souvent souriants sous des bonnets ou des capuches... 

L'arrivée des migrants à Mauzac - Radio France
L'arrivée des migrants à Mauzac © Radio France - Valérie Déjean

Ils s'engouffrent dans la salle d accueil avec un sac sur le dos Une bonne trentaine de personnes sont là pour les accueillir , le préfet qui n hésite à se mouiller litteralement, pour les attendre au pied du bus, les conseillers départementaux du canton, le maire de Mauzac et tout les bénévoles qui, depuis 72 heures, ont tout fait pour que le centre soit accueillant comme Claire Mérillou, présidente du Lions club des Bastides.

Les gendarmes sont là aussi pour les encadrer, et la Croix-rouge pour les prendre en charge. Car ce sont des garçons à bout, qui ont enduré des situations très difficiles sous les tentes de la jungle de Calais. Certains y étaient depuis un an et ont fait le choix courageux de la quitter et de renoncer à leur rêve anglais. 

L'infirmerie du centre d'accueil de Mauzac - Radio France
L'infirmerie du centre d'accueil de Mauzac © Radio France - Valérie Déjean

Ils sont fragiles fatigués physiquement et psychologiquement insiste le préfet Christophe Bay. Voilà pourquoi mardi soir, à peine sortis du bus, ils sont entrés dans le centre et les portes se sont refermés aussitôt pour leurs permettre de trouver enfin le répit auquel ils aspirent.

Volonté d'intégration

Le directeur de la Croix-Rouge parle d'hommes en bonne santé. Tous ont rapidement mangé, puis ont longuement discuté avec les bénévoles, jusqu'à 4h du matin. 

"Les bénévoles ont travaillé avec certains d'entre eux qui voulaient apprendre quelques mots de français... Ils veulent apprendre la langue pour s'insérer en Périgord" a dit le directeur de la Croix-Rouge française sur France Bleu Périgord

"Ils veulent vraiment se donner une nouvelle chance, car à Calais ce n'était pas possible pour eux" estime-t-il

Frédéric Fourgeau, directeur de la Croix-Rouge en Dordogne raconte

Le centre d'accueil de Mauzac - Radio France
Le centre d'accueil de Mauzac © Radio France - Valérie Déjean

Les migrants doivent rester au moins un mois dans le centre, mais cela peut être beaucoup plus car ils peuvent bien sûr bénéficier de la trêve hivernale.