Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Dordogne : les banderoles "Non au massacre de la vallée" incomprises par les touristes

mardi 24 juillet 2018 à 21:07 Par Armêl Balogog, France Bleu Périgord

Trois banderoles "Non au massacre de la vallée" de la Dordogne sont accrochées sur des sites touristiques à Beynac, Castelnaud et Marqueyssac en opposition au contournement de Beynac. Mais elles restent mystérieuses pour les visiteurs des lieux.

Une banderole contre le contournement de Beynac est accrochée sur le château de Castelnaud en Dordogne
Une banderole contre le contournement de Beynac est accrochée sur le château de Castelnaud en Dordogne © Radio France - Armêl Balogog

Beynac-et-Cazenac, France

"J’ai pas tout compris. Je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants", commente un visiteur des jardins de Marqueyssac, en regardant la banderole longue de 30 mètres et large de 2,6 mètres, accrochée sur la façade du bâtiment depuis le début du mois de juin et scandant "Non au massacre de la vallée".

Un message mystérieux

"Ce n'est pas clair du tout", renchérit Céline qui visite le château de Castelnaud mardi 24 juillet après-midi, sur lequel une grande banderole est accrochée. "On pense qu’il va y avoir une manifestation avec des troubadours, des choses comme ça, nous c’est ce qu’on a cru… Le message ne passe pas", conclut la Normande.

Stéphane, venu de Haute-Vienne, ne comprend pas non plus. "On pensait que c’était l’invasion des touristes qui faisait que les gens avaient mis ça", s'étonne-t-il. Après explication, il comprend l'opposition au projet routier de contournement de Beynac, car "si les gens d’ici craignent pour leur vallée, peut-être qu’ils ont une bonne raison", même s'il envisage l'intérêt d'une telle route pour faciliter la circulation.

Les travaux ont déjà commencé

Malgré l'incompréhension, les banderoles ne dérangent pas tellement les touristes rencontrés sur place. Elles dérangent davantage Germinal Peiro, le président du département de la Dordogne, qui veut les faire enlever.

Les banderoles sont totalement ridicules. – Germinal Peiro, président du département de la Dordogne

Selon lui, les banderoles sont "ridicules puisque les travaux de contournement de Beynac ont débuté il y a six mois et aujourd’hui les pieds de pont qui sont sur la terre sont en train d’être coulés, donc il n’y aura pas de retour en arrière". "Je précise que ces banderoles sont totalement illégales et puis aujourd’hui elles sont contre-productives et elles portent atteinte à l’image touristique de la vallée. Elles n’ont pas lieu d’être", continue l'élu socialiste.

D'ailleurs, la préfecture de la Dordogne envisage d'astreindre Kléber Roussillon, à l'initiative de cette démarche, d'enlever ses banderoles, sous peine d'encourir une amende de plus de 200 euros par jour. Les mairies des communes concernées ont pris des arrêtés municipaux contre cet affichage, mais il dit les avoir contestés.

Une banderole contre le contournement de Beynac est accrochée aux jardins de Marqueyssac en Dordogne - Radio France
Une banderole contre le contournement de Beynac est accrochée aux jardins de Marqueyssac en Dordogne © Radio France - Armêl Balogog

Des découvertes archéologiques en danger

Kléber Roussillon ne compte d'ailleurs pas enlever ses banderoles tant que le projet sera maintenu. Le propriétaire du château de Castelnaud, notamment, et vice-président de l'association pour la sauvegarde de la vallée de la Dordogne s'inquiète de "la fin de la tranquillité et du site de Beynac, qui est un site extraordinaire. Il faut arrêter cela".

Il s'inquiète aussi de l'atteinte à la découverte archéologique d'un bassin gallo-romain. "Il y a maintenant également le risque de destruction d’une découverte très importante qui a été faite de ce que je pense être des thermes gallo-romains qui ont été découverts en face de Beynac et qui méritent d’être protégés", explique-t-il.

Il s'appuie sur un communiqué de la Fédération Patrimoine-Environnement daté du mercredi 18 juillet. Celle-ci dit avoir contacté le ministère de la Culture pour demander la préservation de ce vestige. Lettre restée sans réponse.