Société

Dordogne : neuf réfugiés de Dordogne ont rencontré la ministre déléguée, Jacqueline Gourault

Par Caroline Pomès, France Bleu Périgord vendredi 6 octobre 2017 à 18:11

Les réfugiés ont voulu faire une photo-selfie avec la ministre déléguée Jacqueline Gourjault
Les réfugiés ont voulu faire une photo-selfie avec la ministre déléguée Jacqueline Gourjault © Radio France - Caroline Pomès

En visite en Dordogne, la ministre déléguée au ministère de l'Intérieur, Jacqueline Gourault s'est arrêtée rencontrer neuf réfugiés de l'association périgourdine d'action et de recherche sur l'exclusion, à Périgueux. L'occasion de parler de leurs problèmes pour s'intégrer en France.

Ils ont la volonté de s'intégrer mais ce n'est pas toujours évident. C'est un long parcours pour les réfugiés installés en Dordogne pour se faire une petite vie comme tout le monde en Dordogne. Ce vendredi, la ministre déléguée au ministère de l'Intérieur, Jacqueline Gourault en visite en Périgord pour rencontrer les maires, a eu un moment d'échanges avec les réfugiés. L'occasion pour eux de faire remonter quelques problèmes comme la difficulté de ramener leur famille ou de se repayer une carte de séjour de 250 euros quand on a rien.

Saoudiens, Afghans, Syriens, Ukrainiens, ils ont tous appris à parler français. Certains ont déjà trouvé du travail comme Alexis, ce père de deux enfants. Il a décroché un CDI au Feu Vert de Trélissac. D'autres comme Mustapha et Sadoula, Saoudien et Afghan de 22 et 23 ans ne trouvent rien.

"Dans la rue, les gens ont peur de moi et quand je demande quelque chose ils me disent à chaque fois qu'ils n'ont pas le temps." - Sadoula, 22 ans.

Le plus dur pour ces jeunes c'est d'être loin de leur famille et le rapport avec les autres. "A Calais, raconte Mutapha, on m'a jeté des bouteilles d'eau et des pierres dessus." En Dordogne, il a trouvé un peu de répit mais il est toujours à la recherche d'un travail en cuisine.