Société

Dordogne : plus de 150 retraités dans les rues pour une meilleure retraite

Par Caroline Pomès, France Bleu Périgord jeudi 29 septembre 2016 à 13:36

Une centaine de retraités ont manifesté pour une revalorisation de leur retraite à Périgueux
Une centaine de retraités ont manifesté pour une revalorisation de leur retraite à Périgueux © Radio France - Caroline Pomès

170 retraités ont manifesté ce jeudi en Périgord pour une revalorisation de leur retraite dont une centaine à Périgueux. Une délégation a été reçue à la préfecture en fin de matinée

En Dordogne, près de 160 retraités ont manifesté ce jeudi pour une meilleure retraite. A Périgueux, une centaine de retraités a défilé dans les rues. Ils sont partis de la bourse du Travail à 11 heures en direction de la préfecture, où une délégation a été reçue par le sous-préfet, Jean-Marc Bassaget. L'intersyndicale, qui a réuni 9 syndicats, lui a demandé une revalorisation des retraites. Deux jours plus tôt, une délégation avait été reçue à l'agence régionale de santé pour discuter des déserts médicaux.

Dans les rangs de la manifestation, les retraités touchent en moyenne 1 000 euros de retraite. Tous le disent : " A la fin du mois, c'est difficile. ". Cathy, jeune retraitée de 60 ans, finira par lâcher qu'on lui a proposé d'aller au secours populaire. Mais pour elle, c'est impossible, " c'est la honte ! " Pourtant, elle ne peut toucher aucune aide parce que ses 1 100 euros de retraite sont suffisants selon les assistantes sociales.

" Je me fais aider par ma famille mais jamais je demanderai à mes enfants. Impossible ! " - Cathy, ancienne aide soignante.

Peur de l'imprévu

Entre les impôts, les charges fixes, les factures... les retraités se plaignent d'avoir tout juste de l'argent pour vivre. Hubert, ancien ouvrier touche 800 euros de la sécurité sociale et 300 euros de sa mutuelle complémentaire. " Je ne peux même pas me refaire les dents, " souffle ce retraité de 73 ans, qui a effectivement les dents bien abîmées. Lunettes à refaire, accident de voiture, problème de santé... Pour eux, le plus dur, ce sont les imprévus.

Alors pour économiser un peu, ils empruntent de l'argent à la famille. Hubert, par exemple, s'est désinscrit de sa mutuelle. Il est seulement couvert pour l'hospitalisation. Certains comme Mireille cultivent leurs propres légumes mais la situation reste difficile. Ils sont d'ailleurs de plus en plus à aider leurs enfants. " Quand mon fils a été au chômage, je lui donnais 300 euros par mois. C'est normal mais il faut aussi le prendre en compte. "