Société

Dordogne : les résistants de la Brigade Rac auront une stèle en leur mémoire

Par Manon Derdevet, France Bleu Périgord jeudi 19 octobre 2017 à 19:09

Jean-Paul Dufour est un des derniers survivant de la brigade Rac
Jean-Paul Dufour est un des derniers survivant de la brigade Rac © Radio France - Manon Derdevet

Jean-Paul Dufour, 94 ans est l'un des dernier survivant de la Brigade Rac. Ce mouvement de résistance de Dordogne a participé à la libération de Périgueux le 19 août 1944. Samedi à Périgueux, une stèle sera inaugurée et le rond-point de la Beauronne qui sera rebaptisé au nom de la brigade.

A 94 ans, Jean-Paul Dufour n'a rien oublié de ses mois passés dans le groupe de résistance de la Brigade Rac. Durant la Seconde Guerre Mondiale en 1944, le Périgourdin qui vit à Coulounieix Chamiers est entré dans la résistance pour échapper aux Allemands. Il est l'un des derniers survivants des 4.000 membres du mouvement et depuis près de 4 ans, il se bat pour que la Brigade Rac et ses membres puissent avoir une stèle pour honorer leur mémoire. C'est notamment ses membres qui ont permis la libération de Périgueux le 19 août 1944.

Rejoindre le maquis pour ne pas aller en Allemagne

Jean-Paul n'a que 20 ans quand il est convoqué pour une visite médicale pour l'envoyer ensuite au Service du Travail Obligatoire. Comme lui, des milliers de jeunes Français ont été forcés d'aller travailler aux côtés des Allemands. Mais pas question pour le Périgourdin d'aller chez l'ennemi. Alors il décide de rejoindre le maquis. Après plusieurs péripéties, il arrive finalement à entrer dans la Brigade Rac. Membre du bataillon Violette, il a fait partie du groupe résistance durant plusieurs mois.

Une stèle inaugurée à Périgueux

Le combat du retraité d'EDF a porté ses fruits, samedi 21 octobre une stèle sera inaugurée à Périgueux et le rond-pont de la Beauronne sera rebaptisé "rond-point Brigade Rac 19 août 1944". Pour Jean-Paul Dufour, cette inauguration est un symbole. "Il y avait des monuments à Saintes et à Thiviers mais rien à Périgueux" souligne le nonagénaire. Le lieu est symbolique, c'est près de ce rond point que les membres de la brigade se sont ardemment battus contre les Allemands au moment de la débâcle.