Société

Dordogne : retards à répétition des TER et pas de remboursement

Par Caroline Pomès, France Bleu Périgord mardi 29 novembre 2016 à 20:30

Tableau d'affichage d'un TER en retard en gare de Périgueux
Tableau d'affichage d'un TER en retard en gare de Périgueux © Radio France - Caroline Pomès

Alors que la SNCF annonce ce mardi élargir ses conditions de remboursement en cas de retard pour les TGV et les intercités, les usagers de TER périgourdins continuent de subir des retards à répétition sans dédommagement

Il est 18h28, le TER Périgueux-Bordeaux est à quai. Mais il partira avec 5 minutes de retard. Pourquoi ? Personne ne sait. Ce genre de situation est quotidienne pour les centaines de salariés et lycéens périgourdins qui empruntent les TER dans le département. Depuis un mois, ces retards quotidiens s'accentuent. Au mois de novembre, le train Périgueux-Limoges a été en retard 20 jours consécutifs, selon Jean-François Martinet, le président de l'association d'usagers Périgord Rail Plus.

" Payer 92 euros par mois pour être en retard au travail tous les jours, ça m'énerve ! " Eva, une usagère de la ligne Périgueux-Bordeaux.

Collée pour retard à répétition

Océane vient de Mussidan. Elle va au lycée à Périgueux tous les jours. "J'ai été collé pour mes retards", désespère la lycéenne. Ce mardi, Loïc lui avait cours à 10 heures. Seulement en arrivant à la gare de Thiviers le matin, le train de 8h30 n'était pas en gare. Il a du attendre jusqu'à 13 heures pour prendre un bus. Là aussi, la SNCF ne donne pas de raison.

Ces usagers payent en moyenne 100 euros d'abonnement pour prendre le train au quotidien mais Eve explique "qu'ils ne remboursent qu'en cas de grève". Pour le reste, intempéries, dysfonctionnement du matériel, problèmes d'aiguillage mais encore contrôles de police, la SNCF se décharge.

Face à ces retards, les voyageurs abandonnent et préfèrent prendre la voiture, selon le président de Périgord Rail Plus. Dans les trains, la révolte s'organise doucement. Selon Anicet Garcia, qui va au travail tous les jours à Limoges, les passagers ne montrent plus leurs billets. "Ce n'est pas grand chose et on sait que les contrôleurs n'y sont pour rien mais au fond ça doit nous donner l'illusion que quelque chose bouge."

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