Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Dordogne : 157 suppressions d'emplois chez Grégoire menuiseries

mercredi 8 août 2018 à 15:51 Par Benjamin Fontaine, France Bleu Gironde et France Bleu Périgord

Le couperet est tombé pour les salariés de l'entreprise Grégoire menuiseries de Saint-Martial-d'Artenset. Le repreneur a été désigné ce mercredi 8 août, il s'agit du fonds d'investissement Prudentia.

L'entreprise Grégoire menuiseries à Saint-Martial-d'Artenset
L'entreprise Grégoire menuiseries à Saint-Martial-d'Artenset © Radio France - Google Street View

Saint-Martial-d'Artenset, France

Les salariés des menuiseries Grégoire à Saint-Martial-d'Artenset ne retourneront pas tous dans leur usine après les vacances. Le tribunal de commerce de Paris s'est prononcé comme prévu ce mercredi 8 août sur l'avenir de l'entreprise placée en redressement judiciaire au début du mois de juillet. Deux repreneurs étaient sur les rangs pour faire vivre le site périgourdin.

260 emplois sauver sur les 410 du site

Les juges ont finalement désigné le fonds d'investissement Prudentia. La moins mauvaise des offres pour les salariés. Prudentia bénéficie du soutien de la banque publique d'investissement. Il s'engage à sauver 260 emplois sur les 410 du site. Ce sont donc 157 postes qui vont être supprimés dans les prochaines semaines. 

Pour les syndicats le coup reste rude mais Laurent Marzat de la CGT estime que "50 personnes sauvées c'est énorme. Les deux sites sont conservés, c'est un moindre mal". De son côté Yves Dangelaud de la CFDT estime qu'il est encore possible d'agir sur le plan social qui va démarrer. "On va essayer d'intervenir avec le repreneur. On a remarqué qu'il y a des manques à certains endroits stratégiques de la production. Je pense à une dizaine de postes"

Réaction des politiques

Côté politique, le maire de Montpon et conseiller départemental Jean-Paul Lotterieespère utiliser "tous les leviers qui sont en son pouvoir pour faire bouger les lignes." De son côté, Alain Rousset, assure que la région Nouvelle-Aquitaine accompagnera les salariés de Grégoire dans leur reclassement à travers ses dispositifs de formation. "Nous soutiendrons demain Grégoire comme nous l'avons soutenu hier, parce que nous croyons à son avenir industriel," indique Alain Rousset. Il demande aussi à l'actuel actionnaire de l'entreprise, le Fonds Parquest Capital, "qui a fortement fait remonter les dividendes ces dernières années, de contribuer au financement du PSE."

La date d'envoi des lettres d'entretien préalable au licenciement partiront le 20 août. Ces entretiens devraient se dérouler à partir du 29 août. La rentrée aura un goût très amer pour ces salariés.