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Société

Dordogne : "C'est quoi faire mal ?" Trois associations se mobilisent contre les violences faites aux femmes

samedi 25 novembre 2017 à 16:12 Par Manon Derdevet, France Bleu Périgord

Dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes, le planning familial 24, le CIDFF Dordogne et Femmes Solidaires ont organisé ce samedi matin, une opération de sensibilisation et d'information sur les violences faites aux femmes.

Une dizaine de bénévoles qui luttent contre les violences faites aux femmes étaient présentes devant l'ancien hôtel de ville de Périgueux.
Une dizaine de bénévoles qui luttent contre les violences faites aux femmes étaient présentes devant l'ancien hôtel de ville de Périgueux. © Radio France - Manon Derdevet

Dordogne, France

"C'est quoi faire mal ?" C'est la question que les bénévoles de trois associations de défense des femmes ont posé ce samedi aux Périgourdins devant l'ancienne mairie. Le planning familial 24, le CIDFF (Centre d'information sur les droits des femmes et des familles) et Femmes solidaires ont organisé l'opération "porteuse de parole".

Les badauds périgourdins pouvaient s'exprimer sur les violences faites aux femmes - Radio France
Les badauds périgourdins pouvaient s'exprimer sur les violences faites aux femmes © Radio France - Manon Derdevet

De 9h à 12h ce samedi matin, elles ont proposé aux badauds de partager leurs expériences et de s'exprimer sur le sujet des violences faites aux femmes à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes.

L'occasion de rappeler le numéro d'urgence des femmes battues, le 3919 mais aussi d'interpeller les gens sur les différents types de violences faites aux femmes, qu'elles soient physiques, mentales mais aussi sociales par l'inégalité salariale par exemple.

Car si pour Marie Moulenes vice-présidente du CIDFF Dordogne, la parole commence à se libérer du côté des femmes depuis les récentes révélations sur le harcèlement sexuel notamment, les violences faites aux femmes ne diminuent pas. " On a reçu 117 appels de femmes en détresse en 2016" rappelle cette bénévole. "Les victimes en parlent de plus en plus librement, on reçoit beaucoup d'appels mais dans certains milieux ruraux par exemple, on n'ose pas encore dénoncer ces violences" explique-t-elle.

"On a reçu 117 appels de femmes en détresse en 2016" Marie Moulenes vice-présidente du CIDFF Dordogne

Dans le département, 13 permanences du CIDFF accueillent les victimes à Nontron, Bergerac, Belvès, Montpon et Périgueux notamment. Mais les subventions aux trois associations de défenses des femmes ont baissé cette année.

"La grande cause du quinquennat"

Hasard du calendrier ou pas. C'est également ce samedi qu'Emmanuel Macron a choisi de présenter ses mesures pour aider les femmes victimes de violences ou de harcèlement. Car pour le président c'est la "grande cause du quinquennat".

Parmi ses annonces, on note l'allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs de 20 à 30 ans mais aussi la création d'un délit d'outrage sexiste verbalisable immédiatement ou encore l'arrêt à la demande des autobus.

Des annonces encourageantes pour les associations mais qui restent insuffisantes. "Il vaudrait mieux aider davantage les associations" s'exclament les Périgourdines qui attendent toutefois de voir si ces annonces seront suivies d'effets ou pas.