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Société

Dordogne : une famille du nord du département furieuse après l'abattage de sa laie domestiquée

vendredi 27 avril 2018 à 19:40 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord

Les services de l'office national de la chasse sont venus accompagnés de gendarmes ce mardi chez un particulier du Périgord vert, pour abattre Marguerite, une laie de 10 ans domestiquée, car son propriétaire ne détenait pas de certificat de capacité. Mais la famille se dit très choquée.

Marguerite, la laie abattue
Marguerite, la laie abattue - DR

Saint-Pardoux-la-Rivière, France

C'est une affaire qui a provoqué une certaine émotion dans une petite commune des environs de Saint Pardoux la Rivière.

Mardi, au petit matin, plusieurs gendarmes accompagnés de gardes chasse de l'ONCFS, l'office national de la chasse et de la faune sauvage ont débarqué chez un habitant du secteur sur ordre du parquet et suite à une décision administrative. 

Après une inspection de sa maison et de son parc, ils ont abattu Marguerite, une laie d'une dizaine d'années ainsi qu'un autre sanglier Car l'homme ne possédait pas le certificat de capacité pour détenir les animaux.

Pourtant, l'animal était parfaitement pacifique, il avait été élevé, biberonné dans cette maison. Il était devenu l'animal de compagnie de la famille, les enfants jouaient même avec lui. Mais l'animal a été abattu immédiatement sur place. Une méthode qui laisse sans voix le propriétaire, qui préfère pour l'instant ne pas s'exprimer.

Une procédure lancée aussi pour lutter contre la tuberculose bovine

Mais l'affaire choque au village. D'abord par la façon de faire considérée par plusieurs habitants comme expéditive. Et parce qu'elle a profondément ému le propriétaire de l'animal, touché déjà par une grave maladie. 

Mais les services vétérinaires estiment avoir fait leur devoir. D'abord disent-ils, parce que le propriétaire ne détenait pas de certificat de capacité pour cette laie. Mais aussi parce que le secteur est lourdement touché par la prolifération des sangliers, mais pas que, explique Frédéric Piron, le patron des services vétérinaires de la Dordogne :

"Dans le nord du département, il y a un contexte de tuberculose bovine, avec le risque non négligeable d'une transmission de la maladie des sangliers, dont une faible partie de la population est porteuse de la tuberculose, aux bovins d'élevage, il fallait intervenir rapidement pour faire cesser cette situation" dit Frédéric Piron

Quant à la méthode, les services vétérinaires disent n'avoir fait qu'appliquer la procédure. Quand un animal est détenu illégalement et qu'il ne présente aucune valeur particulière, il est souvent abattu.