Société

Dordogne : une soixantaine de personnes rassemblée pour le maintien du service public à la campagne

Par Caroline Pomès, France Bleu Périgord mercredi 28 décembre 2016 à 13:18

Syndicats cheminots, des hôpitaux et de l'enseignement rassemblés avec des Périgourdins devant la sous préfecture de Sarlat
Syndicats cheminots, des hôpitaux et de l'enseignement rassemblés avec des Périgourdins devant la sous préfecture de Sarlat © Radio France - Caroline Pomès

Une soixantaine de personnes, syndicats et Périgourdins s'est rassemblée devant la sous préfecture de Dordogna, à Sarlat pour défendre l'accès au service public en milieu rural. Cette fois-ci, cheminots, postiers, enseignants et habitants se sont unis pour montrer qu'ils avaient tous le même combat

Ils avaient tous le même message : "Stop !" Il faut que la fermeture des services publics cesse en milieu rural. Que ce soit, les gares, les lignes de TER, les hôpitaux, les écoles ou les postes, les ruraux ont besoin de ces services. "Faire 100 kilomètres pour se soigner, attendre presque un an pour avoir un rendez-vous chez un ophtalmologiste, c'est un scandale", s'égosille une habitante de Terrasson, pancarte à la main où on peut lire : "On les laisse faire ? Ils nous boufferont".

Syndicats et habitants des zones rurales rassemblés devant la sous préfecture de Dordogne - Radio France
Syndicats et habitants des zones rurales rassemblés devant la sous préfecture de Dordogne © Radio France - Caroline Pomès

"Au delà d'amener le courrier, le facteur est aussi un lien avec l'extérieur pour certaines personnes isolées" - Nicole Marty, présidente du collectif Sud Dordogne.

C'est l'annonce de la fermeture de la poste de Cénac qui a déclenché le mouvement. "Trop c'est trop" pour Nicole Marty la présidente du collectif Sud Dordogne. Alors ce mercredi, tout le monde s'est rassemblé pour renforcer la protestation. Une délégation a été reçue par le secrétaire du sous préfet de Sarlat, Mathieu Libson, qui devrait rendre compte des revendications à la Préfète. Mais les manifestants n'ont pas d'espoir. Certains se battent depuis quatre ans notamment pour la réouverture du service chirurgie de l'hôpital de Sarlat "décapité" il y a deux ans.