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Dordogne : vibrant hommage aux 45 fusillés par l'armée nazie avant la libération de Périgueux

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Le 19 août 1944, les résistants des forces françaises de l'intérieur débarquent dans la ville de Périgueux après le départ de l'armée nazie en direction de Bordeaux. Quelques jours auparavant, 45 personnes ont été fusillées dans le quartier Saint-Georges.

Antoine Audi, maire de Périgueux, se recueille devant le mur des fusillés lors de la cérémonie des 75 ans de la Libération de Périgueux
Antoine Audi, maire de Périgueux, se recueille devant le mur des fusillés lors de la cérémonie des 75 ans de la Libération de Périgueux © Radio France - Macipsa Aït

Une cérémonie solennelle s'est déroulée dans la matinée du 19 août 2019 à Périgueux devant le mur des fusillés dans le quartier Saint-Georges à l'occasion du 75ème anniversaire de la libération de Périgueux en présence notamment de membres des familles des fusillés.

S'engager sans jamais revenir

"Si on est là, libres, c'est grâce à eux. Ils se sont sacrifiés pour nous" : tels sont les mots de Gérard Arod, fils de Roland Arod alias l'aviateur. Son père fait partie des 45 personnes fusillées ce 17 août 1944 dans la caserne située rue du 5ème régiment de chasseurs dans le quartier Saint-Georges à Périgueux. Gérard est né seulement 14 jours avant l’exécution de son père.

"Mon père allait nous rejoindre à Château l’Évêque, là où j'habitais avec ma mère, quand il s'est fait arrêter dans notre jardin par les allemands à la suite d'une dénonciation. On l'a donc emmené ici, il a été battu, torturé puis fusillé avant que les nazis partent de Périgueux. Voilà, je ne l'ai pas connu, il ne m'a pas connu", raconte t-il au bord des larmes.

Exécuter les prisonniers pour se venger

L'ennemi allemand déserte Périgueux, départ précipité par le débarquement de Provence, alors les maquisards des Forces Françaises de l'Intérieur ainsi que les militaires appelés, entrent dans la cité périgourdine. Parmi eux, Jacques Gobert était soldat première classe du régiment d’infanterie de l'Aisne rapatrié à Périgueux. Pour son fils, Jean-Jacques Gobert, les Allemands ont eu recours à la barbarie par vengeance.

"Quand le maquis commençait à être pressant, surtout avec le débarquement de Provence, les nazis commençaient ont été obligés de partir. Alors ils ont préféré tuer au lieu de les laisser libres. Ils voulaient laisser des traces de mort partout où ils passaient", explique Jean-Jacques Gobert.

Le mur des fusillés à Périgueux garde encore les stigmates de ces exécutions menées par les Allemands. Des impacts de balles dans la pierre qui témoignent de la barbarie.

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