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Société

Double bonne action au marathon des écluses

jeudi 24 août 2017 à 6:00 Par Noémie Lair, France Bleu Mayenne

La course vise chaque année à lutter contre la mucoviscidose. Pour sa 23è édition, le 24 septembre, une vingtaine de participants vont aussi courir au profit d'AcseD, l'association contre la souffrance des enfants douloureux. Le but : équiper un service pédiatrique d'un casque de réalité virtuelle.

Valentin, Régis, Kévin, Corinne et Capucine se mobilisent pour l'association AcseD
Valentin, Régis, Kévin, Corinne et Capucine se mobilisent pour l'association AcseD © Radio France - Noémie Lair

Laval, France

Le marathon des écluses est organisé chaque année pour lutter contre la mucoviscidose. Dimanche 24 septembre, certains participants auront un deuxième objectif : récolter des fonds pour l'association AcseD (association contre la souffrance des enfants douloureux). Corinne Régnier, la présidente de l'association, vient de créer une page Facebook, Les foulées sans douleurs. Ils sont pour l'instant une vingtaine à avoir contacter l'association et à s'entraîner pour les 10 kilomètres de course.

Valentin Régnier, le fils de Corinne, a créé, il y a presque 10 ans, AcseD, une association qui aide les adolescents et jeunes adultes malades chroniques ou subissant des soins à continuer à vivre leur vie avec le moins de douleurs possibles. Il y a un an, le lavallois Denis Pouteau parcourt les 100 kilomètres de Millau pour financer le fauteuil roulant de Sonia. "Avec les membres de l'association, on s'est dit : 's'il parvient à faire les 100 kilomètres, nous, on en fait 10'", se souvient Corinne Régnier. Pari réussi pour le coureur lavallois "mais on ne voulait pas courir pour rien donc on a choisi de réunir des fonds pour équiper le service pédiatrique d'un hôpital d'un casque de réalité virtuelle". Pour obtenir le financement, les coureurs demandent de parier sur le temps qu'ils réaliseront lors du marathon, avec un minimum d'un euro.

Des entreprises mayennaises à la pointe de la technologie

Parmi les adolescents dont s'occupe l'association, il y a Romane. La jeune fille a une Htap (hypertension artérielle pulmonaire), "elle va bientôt être opérée pour avoir une prothèse, explique Corinne Régnier. Mais elle ne peut pas être mise sous anesthésie générale donc on va envisager d'utiliser un casque de réalité virtuelle." Une idée qui germe depuis un an et la rencontre entre les membres de l'association et Mélanie Peron, de l'entreprise sociale L'effet papillon, à Laval Virtual.

La réalité virtuelle détourne votre attention, votre cerveau et, que vous le vouliez ou non, vous vous faites attraper. C'est assez proche de l'hypnose dans le sens où vous décrochez de la réalité." - Mélanie Peron, de L'effet papillon

En collaboration avec l'entreprise mayennaise Enozone, spécialisée dans la 3D, Mélanie Peron a mis sur pieds une application, Bliss, destinée à réduire anxiété et stress chez les patients. "Cela fait déjà une dizaine d'années que la réalité virtuelle est évaluée scientifiquement, précise Mélanie Peron. Elle détourne votre attention, votre cerveau et, que vous le vouliez ou non, vous vous faites attraper. C'est assez proche de l'hypnose dans le sens où vous décrochez de la réalité." L'application et le casque peuvent alors être utilisés lors de moments stressants, avant une opération ou un rendez-vous chez le médecin, pendant un soin, un diagnostic, etc. "Cela permet de réduire les antalgiques et il n'y a aucun effet secondaire", résume la chef de projet. Bliss fait aussi l'objet de plusieurs études cliniques pour valider son efficacité sur la réduction de la douleur.

"On a juste besoin d'un téléphone, d'un casque de réalité virtuelle et d'un casque audio que l'on met sur les yeux et la tête et c'est parti, on est dans le monde de Bliss, ajoute Mélanie Peron, grand sourire aux lèvres. Un premier monde très doux, avec des moutons, des licornes et un autre monde qui plonge dans l'univers de l'espace." Un procédé qui a déjà fonctionné sur de nombreux patients d'après Mélanie Peron. Mais une méthode qui coûte entre 2 000 et 4 000 euros. Alors l'association AcseD demande le soutien de nombreux coureurs pour le marathon, un spécialiste a déjà répondu présent : Olivier Mahé.