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Société DOSSIER : Immeubles effondrés à Marseille

Drame de la rue d'Aubagne : "On se substitue à la carence des propriétaires" affirme Julien Ruas

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Six mois après la catastrophe de la rue d'Aubagne, l'adjoint en charge de la prévention des risques à la ville de Marseille a indiqué que la ville faisait "tout ce qu'elle peut" et pointé la responsabilité des propriétaires.

Julien Ruas (à gauche) avec le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (photo d'illustration)
Julien Ruas (à gauche) avec le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (photo d'illustration) © Maxppp -

Marseille, France

Invité de France Bleu Provence matin, Julien Ruas, adjoint à la prévention des risques à la ville de Marseille (Bouches-du-Rhône) a indiqué qu'à ce jour 600 personnes "évacuées récemment" résident à ce jour dans des hôtels à Marseille, six mois après la catastrophe de la rue d'Aubagne qui a fait huit morts. "350 locataires sont dans des hôtels et 250 le sont en appart'hôtel" alors que les évacuations d'immeubles "restent constantes" a précisé l'élu marseillais qui ne souhaite pas que "des gens restent dans des hôtels alors que parfois les travaux de consolidation des bâtiments dureront plusieurs mois voire une année". Julien Ruas a expliqué que des agents réalisent au sein de l'espace d'accueil dédié rue Beauvau (1er) "des enquêtes sociales et cherchent des appartements du parc social et du parc privé en fonction des besoins".

"Des propriétaires en ont profité pour changer les serrures" (Julien Ruas)

Sur France Bleu Provence, Julien Ruas a également regretté que "des personnes refusent les propositions de logement qui sont faites" et que "des personnes évacuées n'ont pas souhaité retourner chez elles alors que le logement a été depuis sécurisé". L'adjoint au maire a affirmé que "des propriétaires qui ne percevaient plus de loyers depuis des mois en ont profité pour changer les serrures". Une convention est signé ce vendredi entre Jean-Claude Gaudin, les représentants des syndics de copropriété et le syndicat des propriétaires pour obtenir "systématiquement" des audits des bâtiments et que toute les informations soient bien transmises. Ces audits sont "très souvent refusés parce que c'est de l'argent et que les propriétaires n'ont pas forcément les fonds pour les réaliser" a déploré l'adjoint en charge de la prévention des risques à Marseille.

"Marseille a fait condamner des marchands de sommeil" 

Julien Ruas est également revenu sur les critiques dont la ville a fait l'objet dans la gestion de la catastrophe de la rue d'Aubagne. "Marseille est la seule collectivité territoriale à avoir fait condamner à de la prison des marchands de sommeil" a rappelé l'élu. 

1.800 signalements depuis 6 mois

"La ville fait un travail constant sur un parc immobilier ancien avec des bâtiments de plus de 300 ans. On n'était pas forcément au courant de la situation pour tous les immeubles du centre-ville. Nous traitions 150 signalements par an. Nous en sommes à 1.800 depuis 6 mois" a expliqué Julien Ruas qui a rappelé que "pour qu'il y ait un arrêté de péril, il faut un signalement de la part du propriétaire, du locataire, du syndic ou même des marins-pompiers qui interviennent parfois dans ces immeubles".

"Les propriétaires n'ont pas entretenu les bâtiments" 

Julien Ruas a également affirmé que 100% des dossiers ont été traités "dès lors qu'on a été prévenu". L'élu a aussi regretté que "ces bâtiments [n'aient] pas été entretenus par les propriétaires. Ce n'est pas à la ville de Marseille de le faire". "Aujourd'hui on se substitue à la carence des propriétaires".

"On n'aurait pas pu faire différemment" 

Pour l'élu en charge de la prévention des risques, tout a été fait par la ville de Marseille. "Un expert avait été envoyé sur place deux semaines avant [l’effondrement des immeubles]. Il n'avait pas considéré qu'il fallait faire évacuer le bâtiment donc je ne pense pas qu'on aurait pu faire différemment" a conclu Julien Ruas. 

Julien Ruas, adjoint en charge de la prévention des risques à la ville de Marseille