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Drôme : le patron refuse l'expulsion de son employé modèle

Un maraîcher de Vaunaveys-la-Rochette (Drôme) se bat pour que son salarié marocain puisse rester en France. Son titre de séjour n'est pas renouvelé alors que le producteur de fraises met en avant les qualités humaines et professionnelles du jeune homme qui travaille chez lui depuis deux ans.

Alain Freyssin en appelle au préfet de la Drôme et à la députée de la circonscription Célia Delavergne afin que son salarié marocain puisse être régularisé.
Alain Freyssin en appelle au préfet de la Drôme et à la députée de la circonscription Célia Delavergne afin que son salarié marocain puisse être régularisé. - La Besantie

Un producteur de fraises drômois se bat pour que son salarié marocain, menacé d'expulsion, puisse rester en France. Le titre de séjour de ce jeune homme de 29 ans n'a pas été renouvelé, malgré son contrat de travail. Abdel Allaoui doit quitter le territoire. Pourtant le jeune homme, arrivé en France en 2015, a toujours travaillé et il est employé sur l'exploitation drômoise depuis deux ans.

Alain Freyssin le maraîcher assure même qu'Abdel est son employé le plus efficace et compétent. Il se désole d'autant plus que la filière fraise connaît une vraie pénurie de main d'œuvre. "Je ne peux pas tout faire tout seul. J'ai besoin de personnel pour m'aider et pour ramasser toutes les fraises" détaille Alain Freyssin. 

Pénurie de main d'œuvre qualifiée

Le maraîcher poursuit : "ce n'est pas évident avec la crise sanitaire en France pour trouver du personnel. On a une pénurie de main d'œuvre." Le producteur de Vaunaveys-la-Rochette a passé une annonce à Pôle Emploi... sans succès : "j'ai eu à peu près 60 réponses, mais rien qui n'allait. Que des personnes qui n'avaient absolument aucun pied dans l'agriculture, aucune notion d'agriculture." 

Alain Freyssin fulmine : "avec cette décision du préfet, on me retire mon meilleur ouvrier qui est parfaitement intégré dans la vie locale, dans la commune et, aujourd'hui, il doit retourner au Maroc ? On ne comprend pas cette injustice parce que ça sert à quoi se démener et faire 14 heures, 15 heures de travail par jour, répondre à la demande, des clients pour un tel désastre ?"  

Liens affectifs et professionnels 

Si Alain ne se résout pas à voir repartir Abdel, c’est aussi parce que des liens forts se sont créés entre les deux hommes, au fil des mois passés à travailler ensemble. Des liens de confiance et d'amitié : "Je ne peux pas comprendre qu'il puisse repartir au Maroc. Il s'est intégré parfaitement ici, tout le monde le connaît." 

Le maraîcher reprend la gorge nouée : "Il ne peut pas repartir là-bas. Je veux le préciser à l'administration, la seule chose qu'il a, quand je le vois chez lui, dans son appartement, c'est une seule valise, une petite valise rouge. Et s'il doit repartir, il n'a que ça." 

Appel au préfet et à la députée 

Alain Freyssin se sent face à un mur dans ses démarches administratives pour aider Abdel. Il lance donc un appel au préfet de la Drôme, ainsi qu'à la députée LREM de sa circonscription, Célia de Lavergne, pour obtenir la régularisation d’Abdel qui vit et travaille ici depuis six ans. Le maraîcher mobilise également ses clients. Il a déjà regroupé plus d'une centaine de lettres de soutien. Et il se dit prêt à se battre encore : "Dans la vie, c'est toujours un combat pour tout, là, j'arrive à soixante ans pour prétendre à ma retraite et, je crois que mon dernier combat, c'est pour lui." 

Alain Freyssin le reconnaît bien volontiers Abdel est un peu devenu comme son fils : "C'est vrai qu'on a tellement donné avec mon épouse, tellement donné au service du commerce, au service de la clientèle que mes enfants n'ont pas à voulu rester sur l'exploitation, ils ont fait des études et ils sont partis. Mais voilà, lui, il remplace aussi mes enfants." 

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