Société

Drôme : les premiers migrants sont arrivés à Allex

Par Florence Beaudet, France Bleu Drôme-Ardèche jeudi 22 septembre 2016 à 10:12 Mis à jour le jeudi 22 septembre 2016 à 12:00

Les premiers migrants arrivés à Allex tôt ce 22 septembre
Les premiers migrants arrivés à Allex tôt ce 22 septembre © Radio France - Emmanuel Champale

Les onze premières personnes en provenance de la jungle de Calais sont arrivés à quatre heures du matin ce jeudi à Allex, dans la Drôme, où le nouveau centre d'accueil pour réfugiés suscite la polémique depuis l'annonce de sa création.

C'est au milieu de la nuit que les premiers migrants ont été accueillis au château de Pergaud à Allex (Drôme). Tous arrivent de Calais. Il s'agit de cinq afghans isolés, d'une mère irakienne et de ses deux enfants de deux ans et un mois et d'un couple soudanais avec son fils de deux ans. Après une courte nuit, ces personnes un peu déboussolées n'ont pas souhaité s'exprimer pour l'instant.

D'Afghanistan, d'Irak et du Soudan

Ce premier groupe sera suivi d'autres migrants. Le centre est prévu pour l'accueil de cinquante personnes. La préfecture rappelle que ce centre d'accueil et d'orientation géré par le Diaconat protestant est un lieu où les migrants "bénéficieront d'un temps de répit pour entreprendre les démarches nécessaires et vérifier qu'elles remplissent les conditions pour obtenir le statut de demandeur d'asile". Le préfet dit souhaiter que "les équipes puissent travailler dans la sérénité".

Cris de manifestants hostiles derrière le grillage

La sérénité n'est pas encore au rendez-vous. L'arrivée des migrants durant la nuit était un choix du préfet pour éviter qu'ils ne soient accueillis sous les huées de manifestants hostiles. Dès cette matinée de jeudi, pourtant, quelques personnes ont manifesté de l'autre côté du grillage. Le dispositif de gendarmerie qui sécurise les abords du château sera donc maintenu durant les prochains jours.

Depuis l'annonce, début septembre, de la création de ce centre d'accueil, la polémique gronde. Le FN ainsi que le président de région Laurent Wauquiez se sont emparés de ce projet pour dénoncer l'implantation de "mini-Calais". Le maire d'Allex organisera un référendum local le 2 octobre prochain.