Société

Drôme : les six migrants de Bourg-de-Péage prennent leurs marques dans la commune

Par Tommy Cattaneo, France Bleu Drôme-Ardèche samedi 5 novembre 2016 à 0:49

Les six Afghans ont rencontré Eric Spitz, le préfet de la Drôme, et Nathalie Nieson, la députée-maire de Bourg-de-Péage.
Les six Afghans ont rencontré Eric Spitz, le préfet de la Drôme, et Nathalie Nieson, la députée-maire de Bourg-de-Péage. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Il était temps de faire les présentations. Les six Afghans arrivés de Calais il y a un peu plus d'une semaine et accueillis à Bourg-de-Péage ont rencontré le préfet de la Drôme et la députée-maire de la commune ce vendredi après-midi. La plupart vont faire des demandes pour rester en France.

Six migrants venus de Calais sont arrivés à Bourg de Péage il y a un peu plus d'une semaine. Et vendredi après-midi, ils ont rencontré le préfet de la Drôme et la députée maire de la commune, Nathalie Nieson. Une rencontre un peu formelle pour souhaiter la bienvenue à ces nouveaux arrivants, qui sont hébergés dans un appartement géré par le Diaconat protestant. Les migrants, tous venus d'Afghanistan, ont raconté leurs histoires, pourquoi ils ont fui et ce qu'ils comptent faire maintenant.

"Ma vie était en danger, alors ma mère et mon oncle m'ont dit : tu pars en l'Europe" - Azizi, 20 ans.

Ils sont encore fatigués des nombreux mois passés dans la jungle de Calais. Du trajet aussi, pour arriver jusque dans la Drôme. Les six hommes ont tous un point commun : Ils n'avaient pas d'autres choix que de quitter leur pays. "J'avais un magasin de téléphone en Jalalabad, je gagnais bien ma vie", confie Azizi, 20 ans. "Mais mon oncle m'a dit que j'étais en danger. Les Talibans voulaient m’enrôler de force et m’entraîner pour combattre le gouvernement. Alors ma mère et mon oncle m'ont dit, tu pars en Europe."Azizi veut maintenant retourner en Afghanistan. Sa mère est malade et il doit aller s'occuper d'elle.

"Je veux apprendre le français, ça me fera une langue de plus" - Najeebullah, 27 ans.

Par contre, pas de voyage retour pour Najeebullah, 27 ans. "Je vais demander l'asile en France. Tout le monde a été si gentil avec moi ici", raconte le jeune homme de 27 ans. "Je veux apprendre a parler français, ça me fera une langue de plus, j'en parle déjà plusieurs." Ces six Afghans vont continuer à se reposer dans l'appartement mis à leur disposition. Ils vont aussi profiter des prochains jours pour découvrir un peu la ville, dont il ne connaissent pour l'instant que les grandes surfaces et le McDonald's.