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Société

Du surf sur une vague artificielle écolo à Libourne ?

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Par , France Bleu Gironde

Et si vous surfiez à Libourne ? La mairie réfléchit à avoir sa propre vague artificielle dès 2022 sur le lac des Dagueys. Avant elle, Lacanau et Bordeaux se sont lancés dans des projets similaires, abandonnés en cours d'année.

Une image de synthèse du projet
Une image de synthèse du projet - ville de Libourne

Gironde, France

Depuis cinq ans, des projets de spots de surf artificiels fleurissent en Gironde. Le surf comme loisirs a de plus en plus la cote. A titre d'exemple, le nombre de licenciés de la Fédération Française de Surf a doublé ces dix dernières années dans le département. Et 150 000 surfeurs sont venus sur la côte entre Lacanau et le Cap Ferret l'an dernier selon une étude de Bordeaux Métropole... D'où l'apparition de projets de "parc à surf" en périphérie des villes de Lacanau, Bordeaux ou encore Libourne pour rendre la pratique aussi accessible qu'une partie de tennis. 

La "Okahina Wave", une vague artificielle écolo ?  

A Libourne, la mairie envisage de louer une partie des 40 hectares du lac des Dagueys à une entreprise la "Wave riding solution" pour qu'elle y installe une vague artificielle dite "écologique". La "Okahina Wave", conçue sur le modèle d'un atoll polynésien, produit des vagues adaptables de 60 centimètres à 2 mètres de haut grâce à des générateurs qui consomment "entre six et dix fois moins" que les autres technologies utilisées dans les autres parcs à surf selon son fondateur Laurent Héquily. 

La structure peut se démonter en quelques semaines et donc ça permet de retourner le lac à son état naturel si besoin. — Laurent Héquily, fondateur de la "Okahina Wave" 

L'objectif du projet à près de 10 millions d'euros et prévu pour 2022 : démocratiser la pratique du surf tout en respectant le plus possible l'environnement. Le site sportif des Dagueys accueille déjà d'autres loisirs aquatiques comme le canoë-kayak et l'aviron. Reste que le lac des Dagueys est une zone naturelle d'intérêt écologique classé "Natura 2000". L'entreprise réfléchit déjà à s'implanter ailleurs en Gironde et dans le sud de la Nouvelle Aquitaine.  

L'abandon des projets de parc à surf de Lacanau et Bordeaux-Lac

A l'origine, une grande piscine à vagues artificielles de plein air était prévue à Bordeaux-Lac. Un bac en béton grand comme dix terrains de foot et rempli d'eau où les vagues sont recréées grâce à une pale qui se déplace sur un rail au fond de l'eau (technologie "Wave Garden"). Coût estimé du projet, 17 millions d'euros. Alors pour qu'il soit rentable et attirer les surfeurs amateurs, des hôtels, restaurants et bureaux sont prévus tout autour. Le projet évolue, il est ensuite prévu dans les eaux du lac avec une structure en bois qui recréerait les vagues et occuperait 4 des 160 hectares du lac. 

C'est une hérésie écologique et économique — la maire de Bruges a refusé le projet de "Park Surf" à Bordeaux-Lac

Au printemps dernier, le projet est définitivement retoqué, à l'image de celui de Lacanau quelques mois plus tôt. Il est devenu beaucoup moins intéressant puisque le comité d’organisation des Jeux Olympiques refuse que l’épreuve de surf aie lieu sur des vagues artificielles. Mais c'est la maire de Bruges, Brigitte Terazza qui a donné le coup de grâce au projet de Bordeaux Lac. Pas question pour elle de créer des vagues sur la partie du lac qu'elle gère. "C'est une hérésie écologique et économique" selon elle.  Surtout que le lac est classé « zone naturelle protégée », au bord de la réserve naturelle de Bruges. 

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