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Échouages de dauphins : "Trouver une cause unique est assez compliqué" estime un scientifique à Biarritz

Après le coup de gueule ce mardi de la LPO concernant le nombre dauphins retrouvés morts dans le Golfe de Gascogne, scientifiques et pêcheurs réagissent. Au Pays Basque, le directeur du Centre de la mer à Biarritz estime qu'il faut rester très prudent sur le sujet.

Un grand dauphin échoué sur la plage de la Digue à Tarnos, le 11 février dernier.
Un grand dauphin échoué sur la plage de la Digue à Tarnos, le 11 février dernier. © Radio France - Céline Arnal

Plus de 570 dauphins retrouvés morts dans le Golfe de Gascogne depuis le début de l'année, c'est le constat ce mardi du président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg à La Rochelle. Il interpelle la ministre de la Mer concernant les captures accidentelles des pêcheurs. Pour Iker Castège, directeur du Centre de la mer à Biarritz, les études doivent se poursuivre pour mieux comprendre le phénomène.

Poursuivre les études en cours

"Trouver une cause unique est assez compliqué, il y a beaucoup de choses qui peuvent expliquer la mortalité d'un individu, explique Iker Castège. Le Centre de la mer participe notamment au réseau national "échouage", coordonné par l'Observatoire Pelagis. La difficulté pour nous est de faire la part des choses, de pouvoir déterminer ce qui est dû à des causes accidentelles ou humaines, de ce qui est dû à des changements profonds de l'écosystème."

Car selon le chercheur, le dérèglement climatique pourrait également être pris en compte pour comprendre certains échouages de mammifères marins. "C'est peut-être contre-intuitif, mais certaines populations sont en augmentation ces dernières années, en lien avec les changements climatiques, des espèces plutôt méridionales, explique-t-il. C'est difficile de savoir si l'augmentation des échouages est plus dû à une augmentation des populations en mer - avec une mortalité identique, on va dire - ou à des questions de surmortalité." 

Iker Castège prône une vision objective et scientifique sur ce sujet, qui déchaîne pourtant les passions : "Pour éclairer les décisions politiques ou de gestion, surtout lorsque c'est un sujet sensible, il est important d'avoir des données et analyses objectives pour essayer de comprendre les phénomènes, donc on ne peut qu'encourager les études." Selon le spécialiste, il faudrait encore un an minimum pour analyser les informations, au travers d'autopsies mais aussi d'études sur les populations en mer, et pouvoir en tirer de premières conclusions. 

"Énormément d'efforts sont faits depuis plusieurs années"

Allain Bougrain-Dubourg le président de la LPO demande lui la suspension de la pêche pendant trois semaines lors des périodes sensibles en fin d'hiver. "Énormément d'efforts sont faits depuis plusieurs années" répond Serge Larzabal, président du comité local de pêche. Lui appelle plutôt à "dépassionner le débat". 

"Les captures accidentelles elles existent, on le regrette, mais je pense qu'il faut mettre à plat la réalité des choses. Des engagements ont été pris avec différents services scientifiques. Des pêcheurs vont embarquer des observateurs, des pêcheurs volontaires vont mettre des caméras à bord, on essaye au maximum d'être transparents. Il faut calmer le débat, être serein et mettre tout en oeuvre pour minimiser ces prises accidentelles."

"Le débat n'est pas de mettre en opposition les professionnels de la pêche et les ONG" — Serge Larzabal

Selon le professionnel, entre sept et huit mammifères marins, dauphins compris, s'échoueraient chaque année en moyenne sur les côtes basques, qui restent moins touchées que le reste du littoral aquitain.

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