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Société

École, collège, lycée : ce qui change en cette rentrée scolaire 2019

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Baisse des effectifs de classes dans les quartiers défavorisés, abaissement à trois ans de l'âge de l'instruction obligatoire, mise en oeuvre de la réforme du bac... De nombreux changements s'opèrent à l'occasion de cette rentrée scolaire 2019. Voici un aperçu des nouveautés.

La rentrée scolaire a lieu le 2 septembre 2019.
La rentrée scolaire a lieu le 2 septembre 2019. © Maxppp -

Ce lundi 2 septembre, c'est la rentrée pour les élèves de maternelle, du primaire, du collège et du lycée. Après une fin d'année particulièrement tendue, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer redoute une rentrée à risques. En tout cas elle sera riche, avec de nombreux changements qui entrent en vigueur, à commencer par la mise en application de la réforme du bac, la généralisation de la présence des drapeaux français, ou encore la poursuite de la diminution des effectifs dans certaines classes.

Voici la liste des principaux changements, qui ont pour beaucoup été entérinés lors du vote du projet de loi Blanquer, intitulé "Pour une école de la confiance".

Dédoublement de classes dans les quartiers défavorisés

La baisse des effectifs dans les classes de CP et CE1 situées en zones d'éducation prioritaire (Rep et Rep+) doit s'achever en cette rentrée. La mesure était en effet une promesse du candidat Emmanuel Macron, dont Jean-Michel Blanquer s'est saisi dès sa prise de poste. En Seine-Saint-Denis et dans les quartiers nord de Marseille, ce dispositif se heurte toutefois à un manque de salles de classes, qui empêche un réel dédoublement.

Au printemps, le président Emmanuel Macron a annoncé que la mesure serait étendue progressivement aux classes de grande section en éducation prioritaire et que les effectifs seraient limités à 24 élèves dans toutes les classes de grande section, CP et CE1 d'ici la fin du quinquennat.

Instruction obligatoire dès 3 ans

C'était la mesure phare du projet de loi du ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, définitivement adopté début juillet. L'abaissement à trois ans de l'âge de l'instruction obligatoire, contre six aujourd'hui, ne concernera que 26.000 enfants qui ne fréquentent pas l'école actuellement (98% vont déjà en maternelle dès cet âge). C'est toutefois un enjeu majeur pour certains territoires comme Mayotte ou la Guyane.

Poursuite de la réforme du bac

Le nouveau bac, resserré autour de quatre épreuves écrites et d'un grand oral, ne verra le jour qu'en juin 2021. Mais il se prépare en amont et des changements interviennent cette année pour les élèves de Première, qui seront les premiers à passer l'examen sous sa nouvelle forme. Les séries S, ES et L sont supprimées et remplacées par des enseignements de spécialités.

Contestée par un certain nombre d'enseignants, cette réforme a provoqué en juin dernier une grève inédite des correcteurs du bac, qui ont refusé de rendre les copies en temps et en heure. La mise en application de cette réforme pourrait provoquer de nouveaux remous, plusieurs syndicats ayant annoncé en juillet le dépôt de préavis de grève sur l'ensemble du mois de septembre, pour d'éventuelles actions.

Maintien des évaluations en CP, CE1 et 6e

Mises en place l'an dernier en CP, CE1 et 6ème, ces évaluations ont pour but affiché d'avoir un portrait très précis du niveau des élèves. Elles ont été très décriées par une partie des enseignants, qui les jugent inutiles, facteurs de stress, ou plus ou moins exploitables.

Elles sont finalement reconduites cette année avec un calendrier "adapté", selon le ministère, afin de mettre plus rapidement à disposition des professeurs les résultats complets. Les modalités de passation et de saisie des résultats ont fait l'objet de modifications pour faciliter leur mise en oeuvre, a promis Jean-Michel Blanquer.

Améliorer la scolarisation des élèves handicapés

Les familles d'élèves handicapés seront mieux accompagnées à la rentrée avec une cellule de réponse concernant la prise en charge de leur dossier, a promis le gouvernement, qui s'est aussi engagé à reconnaître le métier d'accompagnant. Il y aura en effet 24.500 élèves en situation de handicap en plus scolarisés cette année, qui s'ajoutent aux 340.000 scolarisés l'an dernier.

La création de pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL), expérimentés depuis la rentrée 2018 dans toutes les académies, a par ailleurs été votée. Cette mesure, qui vise à mutualiser systématiquement les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), doit permettre d'accompagner au plus près les besoins pédagogiques de chaque élève.

Drapeaux et Marseillaise

C'est l'une des mesures du plan "Pour une école de la confiance", voulu par Jean-Michel Blanquer. Le texte impose l'affichage, dans les salles de classe des écoles, collèges et lycées, des drapeaux français et européen, de la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" et des paroles de l'hymne national.

Un nouveau plan violence

Le ministre a présenté le 27 août les mesures du plan contre les violences à l'école, attendu depuis octobre et reporté maintes fois. Un nouveau dispositif est annoncé dans chaque département :  tous les directeurs et chefs d'établissement auront désormais un interlocuteur, un référent violence. "Il y aura également une convention Éducation nationale-Justice-Intérieur-Agriculture et Alimentation sur l'accompagnement des professeurs dès qu'il y a des faits de violence", a précisé Jean-Michel Blanquer. Une circulaire conçue par et avec le ministère de la Justice doit être diffusée ces jours-ci.

Lorsqu'un un élève fait l'objet de deux exclusions définitives au cours de la même année scolaire, un protocole d'accompagnement et de responsabilisation des parents (PAR) sera établi entre les parents et l'inspection d'académie. Un inspecteur d'académie pourra aussi inscrire l'élève, dans une classe relais durant six mois, sans avoir besoin de l'autorisation de la famille, s'il est confronté à un élève "hautement perturbateur", dont le nombre est estimé à 1.500. 

La proposition polémique, un temps évoqué, de suspendre les allocations familiales pour les familles de "parents complices" d'élèves violents n'a finalement pas été retenue.

L'environnement se fait une place à l'école

Quelque 250.000 éco-délégués, un par classe au collège et au lycée, seront désignés pour mettre en place des actions écologiques au quotidien dans les établissements.

Une meilleure prise en compte de l'homoparentalité

Chaque formulaire administratif destiné aux parents d'élèves donnera désormais la possibilité de choisir entre les mentions "père" et "mère", finalement conservées, et "autre représentant légal". Cette dernière mention a été ajoutée pour tenir compte de "la diversité des situations familiales" et ainsi reconnaître l'homoparentalité. L'Assemblée avait initialement voté pour remplacer les mentions "père" et "mère" par "parent 1" et parent 2" mais la mesure, qui avait suscité la polémique, a été réécrite.

Des petits déjeuners gratuits pour certains élèves

Cette mesure fait partie des promesses inscrites dans le plan pauvreté, annoncé en septembre dernier par Emmanuel Macron. Ces petits déjeuners, distribués gratuitement dans huit académies test depuis plusieurs mois, doivent désormais bénéficier à tous les "enfants les plus défavorisés de France". 100.000 devraient être concernés, dans des territoires prioritaires. Les écoles doivent être volontaires et se situer dans une zone REP (réseau d'éducation prioritaire), REP+ ou quartiers politique de la ville ou encore certaines zones rurales où "le besoin social est identifié".

Le dispositif coûtera six millions d'euros en 2019, douze en 2020.

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