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ECOUTEZ - Mon village confiné, Hugo Fallières : "Mes potes et la musique du Russey me manquent"

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Le Russey, commune de presque 3.000 habitants du Doubs en Franche-Comté, située à quelques kilomètres de la frontière suisse, est replié sur lui-même depuis le 15 mars. Portrait de cinq de ses habitants et de leur quotidien de confiné. Aujourd'hui, paroles de Hugo Fallières, lycéen.

Tout le monde n'est pas resté au Russey pour le confinement, certains ont décidé de partir et c'est le cas de Hugo Fallières. C'est un lycéen de 18 ans, élève en terminale S, option SSI qui habite normalement dans la petite commune franc-comtoise, frontalière de la Suisse. Mais il a choisi de partir à Palavas-les-Flots, station balnéaire du sud de Montpellier (Hérault), pour aider ses grands-parents qui y tiennent un camping. 

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"J'y passe toutes mes vacances, je me sens bien là-bas", explique le lycéen. "Aussi, j'avais peur de tourner en rond au Russey. Même si on a une grande maison, une fois qu'on a tondu la pelouse et peint le bardage, au final il y a pas grand chose à faire", raconte Hugo Fallières. 

Et il a rapidement pris sa décision après l'annonce du passage au stade 3, le 15 mars dernier. "Quand j'ai appris la fermeture des lycées, j'ai tout de suite pris un billet de train pour partir au camping. Le mardi on était en confinement." Depuis il partage ses journées entre les cours à distance et le travail au camping. 

Un quotidien entre cours et travail manuel

La journée est réglée, pas de relâchement malgré le confinement. Lever à 8 heures, cours le matin pendant une heure puis aide aux travaux dans le camping. Et rebelote l'après-midi avec le même schéma. "Ca peut paraître étonnant mais je suis pas un jeune qui est beaucoup sur jeux vidéos. alors rester chez moi à tourner en rond, c'est pas possible", rajoute le jeune homme. 

Alors il suit les cours à distance qui ont, selon lui, une vertu : "avec l'éloignement, lors des cours on essaie de ne pas se couper la parole sinon ça devient la cacophonie. Alors qu'en cours, ç'aurait été différent, tout le monde parle en même temps."

Le bac aurait du se dérouler la semaine du 17 juin mais, avec la crise du coronavirus, le baccalauréat se fera finalement en contrôle continu, c'est-à-dire sur les notes de l'année. Pas vraiment ce qu'espérait Hugo Fallières. "Ca me fait chier parce que je tourne juste en dessous de la moyenne, et j'espérais me rattraper sur les épreuves écrites", souffle-t-il. 

La volonté de rester à Palavas malgré quelques aspects de la vie franc-comtoise qui manquent

Hugo Fallières n'est pas pressé de quitter Palavas-les-Flots, même si plusieurs aspects de la vie en Franche-Comté lui manquent : "Mes potes et la musique surtout", admet-il. Mais il n'attend pas le déconfinement avec impatience, "à part pour aller chez le coiffeur, ça va être quelque chose ça", rit le jeune homme. 

Il restera donc chez ses grands-parents pour les aider au camping. 

ECOUTEZ toute la série “Mon village confiné” au Russey :

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