Société

Edito. Avec l'affaire du musée juif de Bruxelles, c'est une fois encore un terrorisme insaisissable qui frappe à nos por

Par Jean-Laurent Bernard, France Bleu lundi 2 juin 2014 à 7:20

Tous les matins retrouvez le billet de Jean-Laurent Bernard, un regard aiguisé sur l'actualité.

Oui, beaucoup de choses ont déjà été dites, écrites sur ces recrues qui partent faire leur djihad notamment en Syrie pour revenir quelques mois plus tard avec pour certains une haine de l'occident et d'Israël décuplée. Le gouvernement a déjà pris des mesures pour tenter de les détecter puis de les suivre avant qu'il ne s'embarque pour une guerre dont ils affirment qu'elle est juste. Toute la difficulté est de repérer ceux qui les manipulent à la manière d'une secte au point d'en faire des machines à tuer. Nous sommes sortis des romans qui prévoyaient ce type de terrorisme pour entrer de plein pied dans une réalité effrayante. Celle de terroristes solitaires dont on ne sait s'ils sont envoyés par des groupes prêts à tout pour nous faire du mal ou si ce sont des chiens perdus sans collier, qui se persuadent de la justesse d'une cause qu'ils ont embrassée il y a souvent peu de temps. Des solitaires insaisissables qui peuvent agir n'importe où n'importe quand. Malgré la surveillance d'internet, des réseaux réputés dangereux, il s'en trouve toujours pour échapper quelques jours ou semaines et réapparaître pour frapper et tuer. Forcément il leur est relativement facile de se déplacer, de disparaitre aussi, d'où l'intérêt primordial d'une coopération internationale pour éviter que tel ou tel terroriste ne puisse ainsi se balader en toute impunité. Les gouvernements vont avoir la redoutable tâche de rassurer, rien n'est plus inquiétant que ce terrorisme coup de poing qui peut tuer sans aucun signe prémonitoire. Il va falloir traquer ces assassins et comprendre encore mieux comment se construit cette violence. Tout cela est inquiétant d'autant qu'il n'y a pas de solution immédiate et garantie.

Edito. C'est une fois encore un terrorisme insaisissable qui frappe à nos portes