Société

EDITO - Le nouveau plan cancer est-il une vraie priorité ?

Par Jean-Laurent Bernard, France Bleu mardi 4 février 2014 à 7:21 Mis à jour le mercredi 5 février 2014 à 5:40

Tous les jours, Jean-Laurent Bernard, le rédacteur en chef de France Bleu Provence, réagit à un fait d'actualité. Retrouvez son édito.

Oh que oui. Une priorité essentielle autrement plus importante et urgente que les débats énervants de ces derniers jours. Bien sûr les questions de société sont légitimes, elles doivent être abordées et accompagner nos évolutions. Mais cela n'enlève rien à l'urgente nécessité de remettre certains sujets au centre de notre vie quotidienne. Les partis politiques, les députés et sénateurs ne se seraient pas reniés en soutenant clairement ce plan cancer. 150 000 morts chaque année valent bien un engagement. Il faudra continuer à pousser au dépistage, à la prévention, à l'hygiène de vie. Certes l'ambition politique serait de toutes et tous nous faire mourir en bonne santé, la réalité impose plus simplement de dissuader les comportements à risque. Forcément ressortira le prix du tabac que François Hollande promet de continuer à augmenter. Mais que faire d'autre ? Le carnage est d'importance surtout par exemple pour les redoutables dégâts des cancers respiratoires. Un jour viendra où la sécurité sociale s'intéressera de près à la responsabilité des fumeurs dans leur propre maladie. Soigner restera toujours une obligation heureusement, mais est-il scandaleux d'interpeler un gros fumeur ou un buveur invétéré sur la facture de ses traitements ? Chacun est libre de sa vie mais dans le cas présent, elle a un coût supporté par nos impôts. D'où la nécessité d'avancer à marche forcée pour que chacun soit bien conscient des risques qu'il prend. Les médecins et les chercheurs ne seront jamais les palliatifs infaillibles de nos comportements  dangereux. Que ce soit au volant, en fumant ou en buvant.

Edito. Le nouveau plan cancer est-il une vraie priorité ?