Société

EDITO - Le Parti socialiste se déchire de plus en plus sur le plan d’économies de Manuel Valls ?

Par Jean-Laurent Bernard, France Bleu lundi 28 avril 2014 à 7:07

Tous les matins retrouvez le billet de Jean-Laurent Bernard, un regard aiguisé sur l'actualité.

Oui et l’histoire ne dit pas si le Premier ministre en visite officielle hier à Rome pour la béatification des papes Jean XXIII et Jean Paul 2 est allé chercher conseil auprès de leur successeur, le pape François sur la méthode à employer pour faire rentrer les ouailles au bercail. Pour le moment c’est un peu la débandade dans le troupeau entre les antis 50 milliards et les pro économies. Pour le moment les anti l’emportent nettement. Une centaine de députés frondeurs contre à peine une vingtaine prêts à suivre Manuel Valls jusqu’en enfer à moins que d’ici demain et le moment du vote du programme de stabilité, les grâces et le bon sens n’envoient tout ce petit monde au paradis de l’unité retrouvée. Le spectacle reste quand même stupéfiant. Le PS a pris une claque mémorable aux élections municipales, il s’apprête à en recevoir une autre au moins du même calibre aux élections européennes, mais qu’à cela ne tienne, un certain nombre de députés continuent de croire que la vie s’arrête aux portes de l’assemblée nationale et que les français sont suspendus à la fin de leurs état d’âme.Autant le premier ministre devait entendre l’absolue nécessité d’un geste fort pour les retraités autant pour le reste il n’a guère le choix. Après avoir essoré les contribuables pour différer encore le temps des économies, le gouvernement est désormais au pied du mur. Effectivement il n’y a presque que de mauvaises nouvelles à annoncer, de la rigueur et peu de perspectives joyeuses dans l’immédiat. Les très mauvais chiffres du chômage sont venus rappeler que nous sommes au cour de la tourmente pour un moment encore.Personne ne sait si la rédemption des pêcheurs est indexé sur ce programme de stabilité mais ce qui certain c’est que demain, Manuel Valls saura reconnaître les siens.

Edito. Plan de 50 milliards divise le PS

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