Société

EDITO - Les particules s'en vont et la circulation alternée c'est fini à Paris, très bien et que fait-on maintenant ?

Par Jean-Laurent Bernard, France Bleu mardi 18 mars 2014 à 7:11

Tous les matins retrouvez le billet de Jean-Laurent Bernard, un regard aiguisé sur l'actualité.

Edito. Les particules s'en vont et la circulation alternée c'est fini à Paris, très bien et que fait-on maintenant ? C'est bien la seule question qui vaille ! Le barnum approximatif déclenché dans la précipitation n'a rien fait d'autre que limiter une pollution qui n'est pas soluble dans les discours et commencer à préparer l'opinion à une nécessaire évolution. Ce sera lourd, compliqué, impopulaire. Avec un paramètre important qui complique encore la situation : nous ne sommes pas totalement maitres de notre destin. Sans être aussi polluée que l'Iran, la France pourrait être vertueuse demain que ça ne nous empêcherait en rien de continuer à respirer les miasmes de nos voisins. Et les chiffres sont têtus : une journée de transports gratuits en Ile de France coûte 4 millions d'euros. Les quelques milliers de PV infligés pour non respect de la circulation alternée ont rapporté moins de 100 000 euros. Les écologistes n'ont pas tort d'être énervés devant l'état de l'air en France alors que cela fait des dizaines d'années que nous voyons la dégradation s'aggraver. Si nous ne voulons pas engendrer des générations d'asthmatiques ou d'insuffisants respiratoires nous devons jouer sur deux grands leviers : moins polluer et changer de comportement. Moins polluer pour les usines mais dans une stratégie européenne qui s'imposera à tous les pays. Changer de comportement en acceptant des contraintes. La circulation alternée en est une. Aux experts de dire son efficacité. Pour la mettre en place beaucoup plus régulièrement. Sans aucune illusion. Comme pour la sécurité routière, les radars et les contrôles, les belles paroles et les bons sentiments viendront plus tard. Pour l'heure il faut faire des choix et les imposer.

Edito. Pollution, que fait-on maintenant ?