Société

EDITO - Municipales : une défaite de la gauche qui ne signifie pas une victoire de la droite.

Par Jean-Laurent Bernard, France Bleu lundi 24 mars 2014 à 10:12

Tous les matins retrouvez le billet de Jean-Laurent Bernard, un regard aiguisé sur l'actualité.

Si la défaite de la gauche est incontestable, la victoire de la droite est amputée par l'installation du Front National qui devient selon les villes, première ou deuxième force politique. Une réussite de Marine Le Pen construite sur une abstention forte des électeurs de gauche et des transferts de voix qui sont venus grossir ses succès. Ce dimanche électoral se résume d'abord simplement par un vote local qui débouche sur une sanction nationale. On le voit à Paris, Marseille, Bordeaux, Lille où la gauche souffre d'autant plus qu'on n'est pas très loin d'un électeur sur deux qui s'est abstenu. L'UMP peut se réjouir d'une sortie par le haut et le Front National de renaitre de ses cendres des années 90, il n'empêche qu'ils sont eux aussi empêtrés dans les défiances des électeurs et un ras le bol gigantesque de la politique telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui. Cela dit dans des milliers de communes, les habitants ne se sont pas posés de questions. Ils ont reconduit leur maire. Quelle que soit son étiquette. Juste la satisfaction de conserver une femme ou un homme qui a fait son boulot, qui peut présenter un bilan et une poignée de projets. Nombre de maires socialistes sont ainsi passés à travers l'orage. Ce que ne comprennent toujours pas trop de candidats ou d'élus arrogants. Les citoyens demandent à être rassurés et tenus par la main en cette période de crise. Il y a eu trop de mépris ces derniers mois. Les élus d'hier soir et de dimanche prochain seraient bien inspirés d'y penser chaque matin. Sans jamais oublier ce qu'est la vraie vie.

Edito. Une défaite de la gauche qui ne signifie pas une victoire de la droite