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Société

Égalité salariale : les Françaises quitteront leur travail ce 7 novembre à 16h34

dimanche 6 novembre 2016 à 21:34 Par Léo Tescher, France Bleu Provence

Le collectif Les Glorieuses appelle les Françaises à quitter leur travail ce lundi à 16h34, parce qu'à partir de ce moment-là, on peut considérer que les femmes travailleront bénévolement jusqu'à la fin de l'année.

En France, les femmes ont encore un salaire 15,1% moins élevé que les hommes.
En France, les femmes ont encore un salaire 15,1% moins élevé que les hommes. © Maxppp - Olivier Corsan

Les femmes peuvent ranger leurs affaires et quitter leurs bureaux ce lundi à 16h34. Parce que selon les calculs du collectif féministe Les Glorieuses, à partir de cette date, les femmes travaillent bénévolement jusqu'à la fin de l'année.

Elles sont effectivement payées 15,1% de moins que les hommes si l'on s'en réfère au salaire horaire brut. Les 38,2 jours ouvrés restant dans l'année représentent donc cette différence de salaire.

170 ans avant l'égalité

Avec ce mouvement, les Glorieuses veulent faire de l'inégalité salariale une problématique politique centrale. Parce qu'en plus les écarts de salaire diminuent tellement peu chaque année que selon le Forum Economique Mondial, à ce rythme, l'égalité des salaires n'est prévue que pour 2186.

Reportage avec des marseillais(es) qui soutiennent le mouvement

La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a déjà salué l'initiative même si elle a prévenu qu'elle ne pourra pas quitter son bureau ce lundi après-midi.

Beaucoup de femmes pensent ne pas pouvoir le faire non plus parce qu'aucun préavis de grève n'a vraiment été déposé. Seules les salariées du privé peuvent donc se mettre en grève si elles en expliquent les motifs à leur employeur.

Si les femmes quittent leurs bureaux ce lundi, pas sûr qu'elles descendent dans la rue. Seulement 10 rassemblement sont prévus en France et pas un seul en Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

On est loin des rassemblements du même genre qui avaient eu lieu en Islande il y a deux semaines : des dizaines de milliers de femmes et d'hommes avaient alors quitté leur bureaux.