Société

Elle recherche sa mère depuis 18 ans et fait appel à France Bleu pour la retrouver

Par Jade Peychieras, France Bleu Gard Lozère et France Bleu lundi 7 août 2017 à 18:24

Toute sa vie, Anne-Gaëlle s'est demandée si elle était le portrait de sa mère biologique.
Toute sa vie, Anne-Gaëlle s'est demandée si elle était le portrait de sa mère biologique. © Radio France -

Cela fait 18 ans qu'Anne-Gaëlle Dubost recherche sa mère biologique. Dernièrement, elle a pu la localiser dans le Gard. Elle cherche à rentrer en contact avec elle.

Elle a toujours su qu'elle avait été adoptée à l'âge de quatre mois. Mais à 18 ans, Anne-Gaëlle Dubost décide de partir à la recherche de sa mère biologique.

Dix-huit ans plus tard, elle-même maman à son tour, elle est désormais tout proche du but. "C'est vraiment le parcours du combattant", se désole-t-elle. Anne-Gaëlle n'est pas née sous X, mais l'identité de sa mère est protégée. Elle ne peut rentrer en contact sans un minimum de démarches.

Grâce au CNAOP, le Conseil national d'accès aux origines personnelles, elle retrouve son acte d'abandon. Problème : "Il est signé d'un prénom qui est certainement un prénom d'emprunt : Maryline." Anne-Gaëlle apprend aussi d'autres détails de la vie de sa mère. "Je me suis toujours demandée si j'étais son portrait craché, je sais maintenant qu'elle est brune, comme moi", raconte Anne-Gaëlle.

Née d'une relation violente

D'autres informations, plus difficiles à encaisser, lui parviennent également : "Je suis née d'une relation relativement violente et je sais qu'elle a vécu une vie assez chaotique dans les années 1980 à Lyon."

Il y a quelques jours seulement, Anne-Gaëlle, qui réside aujourd'hui encore près de Lyon, apprend que sa mère biologique vit dans le Gard, mais cette dernière, contactée par le CNAOP, refuse pour l'instant de la rencontrer. "Elle a très peur de la réaction de son conjoint actuel", explique Anne-Gaëlle.

"Je pense qu'elle a dû être choquée, voire traumatisée de recevoir ce courrier 36 ans plus tard, estime-t-elle. Je comprends son refus : elle se protège et elle protège sa vie actuelle. Mais j'espère du fond de mon cœur qu'elle changera d'avis".

Un appel sur les ondes

Pour tenter de la convaincre, Anne-Gaëlle Dubost fait donc appel à France Bleu Gard Lozère. "Si elle m'entend ou qu'elle me lit, je peux lui promettre que l'on peut se rencontrer en cachette et que son secret sera bien gardé, affirme-t-elle. Mais j'ai besoin de la voir au moins une fois pour savoir qui elle est, d'où je viens, pour qu'elle me serre dans ses bras et pour lui dire du plus profond de mon cœur que je l'aime."