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VIDÉOS - Elles ont été agressées ou redoutent de l'être, et prennent des cours d'auto-défense à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Pour apprendre à mieux réagir en cas d'agression, de nombreuses femmes se tournent aujourd'hui vers les cours d'auto-défense. Nous sommes allés assister à un cours de close-combat à Montpellier. Certaines ont déjà été frappées, d'autres le redoutent.

Les cours de self-défense permettent déjà de prendre confiance en soi
Les cours de self-défense permettent déjà de prendre confiance en soi © Radio France - Julie Gasco

Anthéa a 27 ans, elle est étudiante à Montpellier. En septembre, elle s'est inscrite au cours de close-combat quartier Antigone à Montpellier. Car Anthéa a déjà été confrontée à la violence, celle de son compagnon qui l'a battue pendant un an. L'an dernier, il a été condamné et ne doit plus l'approcher, mais elle redoute malgré tout de le croiser un jour. Les cours d'auto-défense lui ont déjà permis de reprendre confiance.

"Quand je frappe, ça remonte, le close-combat me permet de me relever de cette histoire".

"Au début je n'avais aucune force, j'étais un petit oiseau tombé du nid et maintenant je suis le papillon qui s'est embelli et qui a pris confiance. Quand je frappe dans les sacs, ma souffrance remonte, c'est encore frais et une rage sort. C'est aussi une manière de me relever de cette histoire le close-combat".

Anthéa

"On n'est pas programmé pour taper, avant de frapper il faut structurer sa pensée".

Les cours de self-defense permettent d'apprendre à se défendre en cas d'agression et ce n'est pas naturel chez l'homme ou la femme. "Quand un voyou arrive et essaye de baisser le pantalon de sa victime, le premier réflexe est de le remonter pour tenter de fuir, alors qu'il faudrait saisir le bonhomme lui donner un coup dans les parties, le rouer de coups. 

On n'est pas programmé pour taper, on n'a pas de griffes, de crocs, ou de sabots. Il faut des années pour savoir donner un bon coup de pied ou un bon coup de poing. Ça s'apprend et avant de savoir taper, il faut structurer sa pensée, on a un ennemi en face et y a pas d'arbitre." explique Yan Dignat entraîneur de close-combat.

Yan Dignat entraîneur de Close Combat

"Dans la rue, si vous ressemblez à un gâteau, vous allez être mangée".

"Le but c'est de ne pas perdre ses moyens, savoir donner des coups de pied et des coups de poing pour reprendre l'avantage. Dans la rue, si vous ressemblez à un gâteau, vous allez être mangée, si vous avez l'air un peu plus "punchy", vous vous ferez moins agresser".

Stéphanie, 32 ans s'est inscrite à ces cours, car il y a une véritable mise en situation : "Nous, en tant que femmes, nous sommes confrontées à des hommes de différentes tailles, de différents poids qui peuvent être nos agresseurs futurs." 

Reportage de Julie Gasco

Aujourd'hui, les femmes représentent la moitié des élèves de ce cours de self-défense

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