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"On en a rêvé" : en Corrèze, une soignante de région parisienne passe des vacances gratuites

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Par , France Bleu Limousin

Des vacances gratuites ont été promises aux personnels soignants pleinement mobilisés au plus fort de la crise sanitaire. En Corrèze, l'engagement se concrétise pour une aide-soignante venue de région parisienne. Un couple au grand coeur lui met gratuitement un gîte à disposition pour une semaine.

Danielle et Roland (à g. et à d.) encadrent Soraya, ses deux fils, et sa maman devant le gîte mis gratuitement à disposition pour une semaine
Danielle et Roland (à g. et à d.) encadrent Soraya, ses deux fils, et sa maman devant le gîte mis gratuitement à disposition pour une semaine © Radio France - Nicolas Blanzat

Chose promise, chose due ! Des vacances gratuites avaient été promises, par certains professionnels du tourisme, aux soignants de France mobilisés sans relâche pendant la crise de coronavirus quand les hôpitaux étaient surchargés. Cet été, certains d'entre eux ont profité, et profitent toujours, de séjours gracieux proposés dans des établissements bienveillants en guise de reconnaissance.

Une semaine en Corrèze dans un gîte gratuit

C'est actuellement le cas en Corrèze pour une aide-soignante venue de région parisienne. Soraya, affectée au service réanimation de l'hôpital de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, est arrivée samedi dernier et pour une semaine au gite de la Borderie, à Beynat, affilié aux Gites de France.

"On était pressé de venir ici pour souffler"

Son large sourire derrière son masque confirme ses mots. "Franchement, on en a rêvé" lâche cette maman venue avec ses deux enfants et sa propre mère, "on était pressé de venir ici pour souffler". Il faut dire que le cadre tranche avec les douze heures quotidiennes de boulot intense au plus fort de la crise. "Tenue complète des pieds à la tête, et des patients intubés sous respiration artificielle" se remémore-t-elle.

En ce moment, le relâchement à la campagne est total. "Ne plus rien entendre avec un calme complet comme ici, la verdure, les jolis paysages : waouhh" savoure Soraya. "En Corrèze, on est accueillant" dit modestement Roland, propriétaire du gite avec sa femme. "On a la fibre sociale un petit peu développée et, je crois, pas très loin de la bonne définition" complète Danielle.

"La fibre sociale un petit peu développée"

Ils font des heureux pour une semaine. Yanis, onze ans, se régale en compagnie de son petit frère. "Il y a le trampoline, je passe tout mon temps dedans" s'enthousiasme-t-il, "et puis il y a de la place pour jouer ! Parce que nous, on habite dans un immeuble alors c'est compliqué d'habitude". Leur maman s'émerveille, elle, de choses simples. "On était étonné de voir un ciel aussi étoilé ici. On a l'impression d'être sur une autre planète, sans pollution, on dirait un tableau. On est vraiment tombé dans un coin de paradis" reprend Soraya.

Yanis et son petit frère profitent chaque instant passé sur le trampoline
Yanis et son petit frère profitent chaque instant passé sur le trampoline © Radio France - Nicolas Blanzat

Calme, verdure et trampoline

"Notre satisfaction est là" rétorque Danielle, "entendre ces mots avec un tel sourire et ce regard, c'est tout ce que nous demandons". Cela suffit au bonheur de ces hébergeurs au grand coeur qui, plusieurs fois ces dernières années en lien avec le Secours Populaire, ont déjà offert des vacances à des familles en difficulté. "On aime bien faire aux autres ce que l'on aimerait qu'on nous fasse" reprend Danielle, "notre satisfaction est de pouvoir partager nos moyens et de dire merci, cette année, à des héros" même si Soraya en refuse le statut.

"Dire merci, c'était offrir une semaine"

"Tellement il me paraissait improbable que des gens fassent un acte aussi généreux, je me disais que ça allait être annulé à la dernière seconde" avoue l'aide-soignante. "Applaudir aux fenêtres ici à 20 heures, ça n'avait pas de sens. Dire merci pour nous, c'était offrir une semaine d'hébergement gratuitement" répond son l'hébergeuse, pour une semaine heureuse partagée.

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